Les participants à la 14ème édition du Salon des équipements automobiles “Equip-Auto 2020” ont appelé, lundi à Alger, à l’impératif de lever les obstacles administratifs et bancaires freinant la cadence de l’investissement en Algérie.

Les représentants des entreprises spécialisées dans les pièces de rechange, des équipements et de la maintenance automobile ont plaidé pour la levée des entraves notamment administratives, afin d’encourager l’investissement, essentiellement dans le domaine de la fabrication des pièces de rechange et accessoires automobiles à même d’augmenter le taux d’intégration nationale des industries mécaniques.

Le représentant de la société algérienne “CBS” spécialisée dans la fabrication des batteries, a mis l’accent sur l’impératif d’accorder des facilitations à même d’encourager l’investissement local, et partant réduire la facture d’importation, notamment pour les produits fabriqués localement.

Il a souligné, en outre, la nécessité de faciliter les opérations d’importation de la matière première essentielle, dont l’acide sulfurique et de réduire les délais, actuellement de 4 mois, d’octroi de licences d’importation de cette matière.

De son côté, le représentant de la société algérienne “CORSMA”, spécialisée dans la distribution des pièces détachées des voitures coréennes, a insisté sur l’impératif de lutter contre la bureaucratie, d’encourager et d’élargir l’investissement dans le marché algérien et de consolider les relations de partenariat avec les investisseurs étrangers.

A ce propos, le représentant de la société turque  “ATIKER”,  spécialisée dans la fabrication des systèmes de freinage, a qualifié le marché algérien de “prometteur”, d’autant qu’il regorge de grandes opportunités d’investissement, ajoutant que sa participation à ce salon a pour objectifs la promotion de son entreprise et la recherche d’opérateurs algériens en vue d’établir un partenariat bilatéral gagnant-gagnant.

Par ailleurs, les participants à cette édition qui se poursuivra jusqu’au 5 mars, se sont félicités du nouveau cahier des charges qui sera bientôt publié notamment la clause relative à l’obligation de réaliser un taux initial de 30%, à même d’encourager la production nationale.

Pour rappel, le ministre de l’Industrie et des mines avait déclaré à l’APS, qu’un taux d’intégration de 30% signifiait que “30% des intrants utilisés sont des intrants locaux”, en précisant que les services annexes à la production ne peuvent, en aucun cas, être comptabilisés dans le calcul du taux d’intégration.

De son côté, le représentant de la société “IKAM AUTO” a loué cette décision qui va encourager la production nationale et limiter ainsi l’importation.

Aussi, des représentants d’autres entreprises se sont réjouis de ce nouveau cahier des charges, affirmant qu’il constituera un point de départ vers la relance d’une véritable industrie mécanique en Algérie.