La Commission européenne est préoccupée par la part de marché élevée qu’aurait le groupe issu de la fusion entre PSA et FCA dans les petits utilitaires et elle pourrait demander aux deux groupes automobiles des concessions pour autoriser leur mariage à quelque 50 milliards d’euros, a-t-on appris de sources proches du dossier.

PSA et Fiat Chrysler ont été informés de ces inquiétudes des services européens de la concurrence la semaine dernière et si les deux groupes ne parviennent pas à dissiper ces craintes dans les deux jours suivant cette notification puis refusent de proposer des concessions d’ici mercredi, la date butoir conformément au calendrier des procédures de l’UE, la Commission pourrait ouvrir une enquête de quatre mois sur leur projet de fusion une fois terminé son examen préliminaire. L’exécutif européen, qui entend terminer cet examen préliminaire au plus tard le 17 juin, a refusé de s’exprimer sur le sujet, tout comme FCA et PSA.

Les deux constructeurs assemblent déjà l’essentiel de leurs utilitaires via une coentreprise baptisée Sevel, à Atessa en Italie. Ce site est la plus grande usine d’assemblage d’utilitaires en Europe et produisait 1.200 véhicules par jour avant les perturbations provoquées par la crise du nouveau coronavirus. Il pourrait ainsi être techniquement difficile pour PSA et FCA de se séparer d’activités qui se chevauchent.

Leur projet de fusion vise à s’adapter aux bouleversements du secteur automobile, qui nécessitent de lourds investissements avec l’essor des véhicules électriques et le durcissement des règles en matière de pollution, sur fond de déprime du marché aggravée par la crise sanitaire. L’opération, dont la finalisation est prévue au premier trimestre 2021, donnerait naissance au quatrième groupe automobile mondial.


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