Mr Mustapha Hamoudi en compagnie de Mr Quémard

Présent lors de la pose de la première pierre de l’usine Peugeot Citroën Production Algérie, le représentant du Ministère de l’Industrie et des Mines, M. Mustapha Hamoudi, s’est expliqué sur la situation actuelle de l’industrie automobile.

Directeur Général du Développement Industriel et Technologique au sein du Ministère de l’Industrie et des Mines, Mustapha Hamoudi écarte toute idée de blocage du l’industrie automobile, déclarant que c’est une remise à l’ordre du gouvernement dans un secteur qui a connu des dépassements, comme le confirment ses déclarations à l’issue de la pose de la première pierre de l’usine Peugeot Citroën Production Algérie .

Le cadre du ministère de tutelle a expliqué que “dans le cadre du suivi de l’activité, suivi légitime, un bilan a été effectué et il s’est avéré que des écarts avaient été enregistrés par certains investisseurs par rapport au respect de la réglementation en vigueur. Ceci explique la situation que certains qualifient de blocage, ce qui n’est pas le cas mais une réaction légitime du gouvernement pour remettre les pendules à l’heure d’une activité réglementée et appliquer la loi dans toute sa rigueur”.

Notre interlocuteur ajoutera qu’il “n’est pas question que quelqu’un respecte les dispositions de la réglementation et que d’autres ne le fassent pas” avant d’attester “qu’il n y a pas de remise en cause du fondement de la priorisation de l’activité de l’industrie automobile, considérée comme une activité structurante pouvant apporter énormément dans le cadre de la diversification de notre économie et nous mettrons les moyens nécessaires pour ça aboutisse”.

Interrogé sur les facilitations à l’export pour les sous-traitants qui doivent répondre au “Just In Time” (JIT), technique qui permet aux biens d’arriver sur le site précisément au moment où ils sont nécessaires, ce qui permet de réduire les niveaux de stock et par là-même les investissements et frais qui y sont rattachés, le représentant du ministère de l’Industrie et des Mines estime que “le gouvernement donne une large priorité à l’exportation même au détriment de l’intégration physique. Pour les mécanismes, l’Industrie automobile et secteurs apparentés doivent passer par le CNI afin de bénéficier de certains nombres d’avantages mais surtout pour leur assurer une caution. Certes, il y a un travail de logistique à faire pour que les opérations d’exportations se fassent dans le concept du “JIT” avant d’ajouter que “les entreprises doivent également s’adapter aux pays dans lesquelles elles s’installent et prendre en considération ses données mais il y a une volonté du gouvernement, par le biais du comité ad-hoc qui travaille sur la facilitation du commerce extérieur pour booster cette diversification de l’économie que ce soit au niveau de l’instance douanière, de la logistique, institutions bancaires et au niveau de toute les instances concernées par l’acte d’exporter”.