Si la sixième génération de la citadine de Rüsselsheim se distingue par l’abondance de ses aides à la conduite, elle s’en démarque aussi par la qualité de son aérodynamique.

Comme toutes ses voitures nouvellement développées, Opel a optimisé l’aérodynamique de la Corsa au Research Institute of Automotive Engineering and Vehicles Engines dans la soufflerie de l’Université de Stuttgart. Il en résulte un coefficient de traînée de seulement 0,29 – une excellente valeur pour une voiture de cette taille. Par rapport au modèle précédent, la surface frontale a pu être réduite à 2,13 m2, faisant de la nouvelle Corsa une des voitures les plus aérodynamiques de sa catégorie. D’autant qu’en plus, la dernière génération du best-seller d’Opel répond déjà à la future norme d’émissions Euro 6d.

Dans le cadre du challenge posé par la réduction de CO2, parvenir à une aérodynamique de qualité est de la plus haute importance dans le monde de l’automobile, ainsi que pour les clients. Quand une voiture offre peu de trainée, cela signifie que moins d’énergie est nécessaire pour la déplacer, ce qui à son tour entraîne la diminution de la consommation et des émissions. C’est ainsi par exemple qu’une réduction de 10% du coefficient de trainée permet une réduction de la consommation d’environ 2 % en cycle NEDC (New European Driving Cycle), qui atteint même 5% lors de la conduite à 130 km/h.

Sur la nouvelle Corsa, les ingénieurs d’Opel ont pu descendre le CX à 0,29 en procédant à une étude systématique de chaque détail, ce qui a permis d’améliorer son aérodynamisme. Le soubassement, depuis le compartiment moteur jusqu’à l’essieu arrière, a été recouvert de panneaux plats afin d’améliorer le passage de l’air sous le véhicule. La nouvelle Corsa dispose également d’un spoiler à l’extrémité du pavillon, ce qui améliore le flux d’air et réduit la turbulence qui augmente la traînée. Le spoiler diminue aussi la portance aérodynamique sur le train arrière, ce qui améliore encore la stabilité en ligne droite de la nouvelle Corsa, surtout aux vitesses élevées que l’on rencontre sur les autoroutes allemandes.

Un volet actif pour améliorer l’aérodynamique

La nouvelle Corsa bénéficie aussi d’un volet actif qui diminue la trainée et participe à la sobriété en fermant automatiquement l’ouverture frontale dès que le besoin en air de refroidissement est moindre. Jusqu’à présent, cette innovation n’était présente que sur des voitures beaucoup plus coûteuses que l’on ne rencontre que dans les segments supérieurs. Lorsqu’il est fermé, le système d’obturation améliore les performances aérodynamiques en redirigeant le flux d’air autour de l’avant du véhicule et sur les côtés, plutôt que de laisser entrer dans le compartiment moteur où il nuirait à l’aérodynamisme. Le volet s’ouvre et se ferme en fonction de la vitesse et de température du liquide de refroidissement moteur. Par exemple, le volet va s’ouvrir lorsque la voiture est en train de gravir une route de montagne ou qu’elle circule dans un centre urbain par temps chaud. Le volet se ferme lorsque le refroidissement du moteur est moins nécessaire, par exemple à  vitesse moyenne sur nationale.

La sixième génération de la citadine best-seller d’Opel n’est pas la première Corsa aérodynamiquement optimisée que le constructeur de Rüsselsheim présente à Francfort. Au salon de Francfort 1995, Opel avait fait sensation avec la présentation d’une étude technique basée sur la Corsa baptisée « voiture trois litres ». La voiture avait été travaillée pour pouvoir atteindre une consommation moyenne de moins de 3,5 litres aux 100 kilomètres.

La Corsa ECO 3 disposait entre autres d’un becquet de toit dérivé de celui de la GSi, de déflecteurs montés devant les roues avant et de bas de caisse évasés devant les roues arrière. Le résultat de ce travail sur l’aérodynamisme était un coefficient de traînée particulièrement bas pour une citadine trois portes à hayon : un CX de seulement 0,29. Vingt-quatre ans plus tard, une voiture de série atteint le même excellent résultat : la nouvelle Opel Corsa.

2019 Opel Corsa in Windkanal