Le gouvernement chinois par le biais de son ambassadeur en Algérie plaide la cause de l’usine EminAuto destinée à l’assemblage des véhicules utilitaires de la marque chinoise JAC et qui attend toujours le feu vert des autorités algériennes pour entamer son activité.

En effet et selon une correspondance de l’ambassadeur de Chine au Premier Ministre Ahmed Ouyahia, et dont nous détenons une copie, l’ambassadeur chinois a “précisé que l’Algérie occupe une place particulière pour la République Populaire de Chine et qu’elle représente un marché et un hub stratégique et que de ce fait, les constructeurs chinois ne peuvent d’être absentes”.

Une position qui pousse le gouvernement chinois à plaider la cause de l’usine EminAuto/Jac, le constructeur s’engageant “à contribuer au développement de l’industrie automobile algérienne avec la Production de Moteurs thermiques pour JAC et d’autres marques sur le site de production EMIN AUTO/JAC de Ain Temouchent, la production d’équipements, superstructures, cadres châssis, cabines pour le compte de JAC et d’autres marques automobiles en Algérie sur le même site de production et l’exportation de 30 à 50% de la production nationale de camions, de moteurs et toute sorte d’équipements vers des pays d’Afrique”, précise le document en question.

Pour rappel, l’usine EminAuto s’étale sur plus de 34 hectares dont près de 8 hectares pour la première zone de production et disposera d’une capacité de de 10,000 unités pour la première année (6000 camions 1040 S et 4000 Utilitaire Bosseur). Emin Auto avait également annoncé que la capacité totale de 50,000 unités sera atteinte lors de la 5eme année avant d’aller crescendo vers la mise en place de la seconde zone de production et atteindre entre 70,000 et 100,000 unités/an au bout de 10 ans.

Notons également que cette usine devrait également assembler les véhicules sud-coréens SsangYong suite à l’accord signé par le constructeur et EminAuto au mois de janvier 2017.