Le ministre de l’Industrie et des mines, Ferhat Aït Ali Braham, a annoncé dimanche à Alger que le nouveau cahier des charges relatif au montage automobile consacrera une nouvelle vision.

Dans des déclarations à la presse, en marge de l’ouverture de la rencontre gouvernement-walis, M. Aït Ali Braham a souligné que le nouveau cahier des charges, prévu pour avril, consacrera une nouvelle vision basée sur l’intégration progressive des composants produits localement, et l’adaptation aux développements que connaît le marché automobile à l’échelle internationale. “On ne peut considérer les opérateurs activant actuellement dans le domaine du montage comme étant des industriels, vu le faible niveau d’intégration nationale”, a-t-il soutenu, appelant ces derniers “à d’adhérer à cette nouvelle démarche” tout en affirmant ” que cette démarche permettra d’épargner des milliards en devise qui pourraient être exploités dans de réels projets industriels créateurs d’emploi”. Notons que le nouveau cahier des charges devrait faire la part belle à la sous-traitance locale, surtout que l’industrie de la fabrication de pièces de rechange et composants de véhicules est l’un des quatre secteurs jouissant d’un intérêt particulier dans le cadre de la stratégie nationale d’exportation qui s’étalera jusqu’à 2024 et qui a pour but d’encourager les exportations algériennes.

Mr. Ferhat Ait Ali avait déjà annoncé le changement de lois en déclarant que les “différentes usines d’assemblage peuvent continuer leurs activités, mais ne bénéficieront plus régime préférentiel“, ajoutant que les acteurs devront se soumettre à une nouvelle législation” tout en ajoutant que les “nouveaux textes ouvriront les portes à de vrais investisseurs” et celui qui viendra avec un vrai projet fait de financement propre, de plan de développement et d’intégration sera le bienvenu”. Le ministre de la tutelle est allé encore plus loin en dévoilant que les nouveaux textes incluront également les véhicules électriques, estimant “qu’il n’est pas logique que nous nous contentions de véhicules à combustion fossile alors que l’Europe bascule vers l’électrique”.