L’intervention de l’Etat dans la filière du montage automobile vise à encourager les opérateurs sérieux à poursuivre l’activité et à identifier ceux qui ne remplissent pas les conditions, a indiqué samedi un haut responsable du ministère de l’Industrie et des Mines.

L’Etat “intervient pour évaluer l’ensemble des partenaires et voir celui qui réunit les conditions pour poursuivre son activité et celui qui ne les réunit pas”, a expliqué le directeur général du développement industriel et technologique, Mustapha Hamoudi, dans un entretien à l’APS.

A une question sur la limitation de l’importation des kits (SKD/CKD) destinés notamment au montage de véhicules, M. Hamoudi a indiqué qu”‘il n’existe pas un Etat qui constate que ses réserves de change se réduisent à cause des importations effectuées par deux ou trois secteurs et reste les bras croisés”. Selon lui, l’activité du montage automobile en Algérie “doit être organisée”, relevant qu’une vingtaine d’opérateurs active actuellement sur le marché national du montage automobile.

M.Hamoudi a, en outre, indiqué qu'”il y’avait des aspects dans le décret régissant l’activité du montage automobile qui doivent être respectés pour l’obtention de l’agrément définitif et bénéficier des avantages accordés” par les pouvoirs publics.

La ministre de l’Industrie et des Mines, Djamila Tamazirt, avait affirmé en juin dernier, que les mesures, appliquées dans la filière montage automobile, pour réduire la facture de l’importation des kits “CKD-SKD”, étaient “transitoires” et visaient un réajustement de la balance des paiements.