Le Gouvernement, et malgré les dernières décisions, ne semble pas tourner définitivement le dos à une industrie automobile en Algérie.

Le Projet de Loi de Finances Complémentaire 2020 supprimant le régime préférentiel pour l’importation des lots SKD/CKD pour le montage de véhicules n’est pas une fin de l’aventure de l’industrie automobile en Algérie et la déclaration du ministre des Finances, Abdelrahmane Raouia, vient confirmer une nouvelle approche pour le secteur.

En effet en déclarant qu’une “véritable industrie automobile ne peut pas se faire en moins de trois ans, le temps aux nouvelles usines d’être opérationnelles”, le ministre des Finances confirme la politique tendant à susciter et à encadrer de véritables projets de construction de véhicules, par un dispositif incitant à des investissements effectifs. De nouveaux acteurs ? Mise à jour de ce qui est existant ? Aucune piste n’est avancé pour le moment même si certains semblent mieux doter que d’autres pour poursuivre le chemin… et que d’autres, absents jusqu’ici, veulent bien en profiter pour rebondir.

La mise en place d’un nouveau régime préférentiel pour la sous-traitance et visant à relancer les industries mécanique, électronique et électrique, à travers des exonérations fiscales et l’exemption des droits de douanes ainsi que la mise en place de taxes sur les véhicules neufs importés conjugué à la suppression du régime préférentiel des usines d’assemblage actuellement en activité en Algérie, offre aux gouvernement une marge de manœuvre assez importante pour mettre sur la table des négociations une palette d’avantages… qu’il faudra surtout garantir sur le long terme.


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