Guerre de leadership entre le Groupe Volkswagen et l'Alliance Renault-Nissan-Mitsubishi

Et ça repart pour un tour ! En effet et après l’épisode 2017, le Groupe Volkswagen d’un côté et l’Alliance Renault-Nissan-Mitsubishi de l’autre, revendiquent la place de numéro un mondial en 2018.

Le trio de tête mondial des constructeurs reste composé du géant allemand Volkswagen, de l’alliance automobile Renault-Nissan-Mitsubishi Motors et du constructeur japonais Toyota, selon des chiffres publiés mercredi.

L’alliance, qui traverse une mauvaise passe depuis l’incarcération au Japon de son fondateur Carlos Ghosn, n’a pas encore diffusé de communiqué, mais ses trois principales entités ont donné séparément leurs ventes.

Nissan a ainsi annoncé mercredi avoir écoulé 5,65 millions de voitures et utilitaires légers l’an dernier, ce qui représente une baisse de 2,8 % sur un an. Le groupe a subi un recul de 6 % aux Etats-Unis sur fond de ralentissement du marché et de 12 % en Europe.

Son compatriote Mitsubishi Motors a au contraire connu un bond de ses ventes dans le monde de 18 %, à 1,22 million d’automobiles, selon un porte-parole contacté par l’AFP.

Le constructeur français Renault a de son côté établi un nouveau record de ventes, à 3,88 millions de véhicules (+3,2 %), grâce au succès de ses modèles à bas coûts.

L’ensemble revendique donc un total de 10,76 millions de véhicules, d’après les calculs de l’AFP, contre 10,6 millions en 2017.

Le géant allemand Volkswagen, maison mère de douze marques automobiles dont Audi, Porsche, Seat, Skoda, avait fait état plus tôt dans le mois d’un nouveau record à 10,83 millions de véhicules (+0,9 %), même s’il reste fragilisé par le scandale des moteurs diesel truqués révélé à l’automne 2015.

Toyota a pour sa part vendu 10,59 millions d’unités (+2 %), avec l’ensemble de ses marques (Toyota, luxe Lexus, mini-véhicules Daihatsu, poids lourds Hino). Le colosse japonais avait été détrôné en 2016 par VW après avoir dominé la scène mondiale de 2008 à 2015, à l’exception de l’année du tsunami de 2011 dans le nord-est du Japon.

Si on exclut les poids lourds (les camions MAN et Scania pour VW, et Hino pour Toyota), l’alliance Renault-Nissan se classe première, un mode de calcul qui avait conduit Carlos Ghosn à revendiquer le titre de numéro un mondial pour 2017.

AFP