La nouvelle génération de l’Opel Corsa finalise ses tests de roulage avant une ouverture des commandes prévues en été, rapporte le constructeur allemand.

Opel est au stade des finitions pour la Corsa de sixième génération pour son lancement à l’automne. Si ce nouveau modèle a pu voir le jour grâce aux dernières méthodes de développement virtuel, plus rapides et moins coûteuses, il a dû encore faire ses preuves en conditions réelles. Depuis janvier, les spécialistes châssis, motorisation, électronique et éclairage mettent à profit le long hiver polaire en Laponie suédoise pour procéder à des essais intensifs sur les lacs gelés et les routes enneigées par des températures ultrabasses.

Par ailleurs, des voitures de présérie sont actuellement en train de tourner sur les pistes du Centre d’essai de Dudenhofen ou sont soumises à des essais en laboratoire dans les installations de Rüsselsheim pour y subir entre autres des tests de compatibilité électromagnétique. Les longues nuits polaires ont également permis les essais approfondis du système de phares adaptatifs IntelliLux LED, qui, après avoir été inauguré par l’Astra et l’Insignia dans leurs catégories respectives, sera également disponible pour la première fois sur la Corsa. Au cours des essais de nuit menés sur l’ovale de vitesse dédié à l’étude du comportement et du confort au Centre d’essai de Dudenhofen, les ingénieurs d’Opel ont également eu l’occasion d’apprécier la puissance des phares de la nouvelle Corsa. Les longues lignes droites ont été mises à profit pour adapter la nouvelle génération à la conduite sur autoroute.

Les voitures de présérie utilisées pour faire ces essais devaient aussi répondre à des normes élevées en termes d’évitement et de stabilité au freinage. La nouvelle Corsa doit rester contrôlable même aux vitesses supérieures à 140 km/h ; la prise d’angle au freinage n’est pas permise. Lors des essais à haute vitesse, le comportement de la carrosserie a aussi été étudié : lorsqu’elle évolue sur l’ovale, aucune partie ne doit grincer ou vibrer, ou même donner naissance à des bruits agaçants.

Après avoir terminé tous les essais sur autoroute, la nouvelle Corsa peut prendre son bain – passer dans un bac d’eau à des profondeurs variées, au minimum 25 cm. Même si la voiture pousse devant elle une grosse vague, l’eau ne doit pas pénétrer dans le véhicule ; le moteur ne doit pas « respirer » d’eau, le système électrique et chaque organe doivent rester protégés de la vague. C’est surtout la protection inférieure du moteur qui nécessite une attention particulière. Bien qu’elle soit exposée à une forte pression d’eau, elle ne doit pas montrer de signes de défaillance.

Pendant que les prototypes de développement et les véhicules de présérie sont soumis aux essais du Grand Nord, à Dudenhofen et dans d’autres endroits tenus secrets en et hors Allemagne, d’autres doivent endurer des épreuves tout aussi sévères sur les bancs d’essais de Rüsselsheim. C’est ainsi, par exemple, que des tests de compatibilité électromagnétique (CEM) sont menés tout au long du développement. Ils garantissent qu’en aucun cas les différents systèmes électroniques, comme les différentes aides à la conduite, ne subissent de perturbations.

Reposant sur une plate-forme entièrement nouvelle (celle de la cousine 208), la sixième génération de l’Opel Corsa passera sous la barre symbolique des 1.000 kg : sans conducteur, la cinq-portes pèsera seulement 980 kg. Comparée au modèle précédent, cette version se déleste ainsi de 108 kg. Il s’agit d’un allègement d’environ 10%, pour une longueur semblable de 4,06 mètres. Une génération, dont la présentation aura lieu au Salon de Frankfurt, qui sera produite exclusivement à Saragosse à partir de 2019 avant de voir la une variante électrique, e-Corsa, sortir en 2020 doté d’un moteur de 85 kW (115ch) pour une autonomie de 350km.