Les capacités annuelles de la raffinerie d’Alger dont les unités de productions ont été mises en service lundi, ont augmenté pour atteindre 3,645 millions de tonnes contre 2,7 millions de tonnes il y a un an.

Ainsi, les capacités de production du gasoil ont passé 665.280 tonnes/ an début 2019 à 1.186.268 tonnes, selon les chiffres avancés lors de la cérémonie d’inauguration des nouvelles installations de la raffinerie, en présence du Premier ministre Abdelaziz Djerad.

Les capacités de production du Gaz de pétrole liquéfié (GPL) ont triplé pour atteindre 269.000 tonnes/an contre 79.110 tonnes avant la réhabilitation de cette raffinerie située à Sidi Arcine à Baraki.

Quant aux essences super et normale, la raffinerie a mis fin à la production de ces deux types de carburant pour les remplacer par l’essence sans plomb avec une capacité de 1.300.000 tonnes.

La raffinerie a également augmenté ces capacités de production du kéro-jet à 620.741 tonnes contre 435.240 tonnes, selon les mêmes données.

La mise en service de cette raffinerie permettra notamment l’augmentation de la capacité de traitement de pétrole brut algérien, et d’accroissement de la production de carburants, tout en adaptant l’outil de production aux normes qualitatives (Euro V), normes de sécurité industrielles et normes environnementales. 

Après plus de deux ans de travaux de réhabilitation menés par le groupe chinois China petrolum Engineering and Construction (CPECC), la raffinerie d’Alger a été réceptionnée en février 2019 avant d’entamer la mise en service progressive des différentes installations.

En mai 2019, la raffinerie a connu la mise en service de ses unités “utilités”, celles de traitement des effluents, de stockage, de distillation atmosphérique, et de traitement et séparation des GPL.

Entre novembre 2019 et février 2020, la raffinerie a procédé à l’installation de son MS Block pour la production des composants destinés à la fabrication des essences (hydrotraitement naphta, reforming CCR, isomérisation) ainsi que son RFCC Block pour le craquage catalytique (traitement des GPL associés, traitement des eaux acides, régénération des amines, récupération du soufre).

La raffinerie s’est dotée également d’une salle de contrôle centralisée (CCR) pour la gestion numérique des différentes unités de production et leur sécurité, et d’un nouveau laboratoire pour le contrôle de conformité des produits.