Le ministre de l’Industrie, Ferhat Ait Ali, devrait présenter, aujourd’hui lors du Conseil des ministres, les cahiers des charges régissant le secteur automobile.

Le Conseil des ministres tiendra, ce dimanche matin, en visioconférence sa réunion périodique, sous la présidence de M. Abdelmadjid Tebboune, Président de la République, et “examinera plusieurs exposés ministériels en lien direct avec le Plan national de relance socioéconomique”, indique un communiqué de la présidence de la République. Parmi les dossiers qui seront sur la table de ce Conseil des ministres devrait figurer ceux du secteur automobile, attendus depuis plusieurs mois, aussi bien par le citoyen lambda que par les acteurs, et ce après que le premier responsable du pays ait instruit, une seconde fois, le ministre de tutelle d’accélérer sur le dossier des cahiers des charges liés au secteur de l’automobile qui devaient voir le jour au mois d’avril dernier avant d’être continuellement décalés pour ce mois de juillet qui est déjà presque à son tiers.

Pour rappel, et une fois le cahier des charges régissant l’importation des véhicules paru, le ministère commencera à recevoir les demandes qui seront traitées dans un délai d’un mois au maximum, selon les termes du nouveau cahier des charges qui prévoit aussi le droit de recours en cas de refus, a précisé le ministre. Ainsi, la liste des concessionnaires agréés ne sera connue qu’au cours du dernier trimestre 2020 tandis que les premiers véhicules neufs importés ne peuvent théoriquement être mis sur le marché que vers la fin de l’année, a-t-il ajouté. “Le nouveau cahier de charges est une remise des pendules à l’heure, une remise à zéro des agréments. Les agréments en tant que monteur ne sont pas transposables sur l’activité de concessionnaire, et c’est valable aussi pour les anciens agréments de concessionnaires”. Ce nouveau cahier des charges exige la possession des capacités nécessaires pour exercer cette activité notamment en matière de showrooms, d’ateliers de services après-vente et du personnel qualifié. Selon les termes de ce cahier de charges, le concessionnaire ne peut pas importer un véhicule sans avoir au préalable une commande d’un client: “C’est fini les gigantesques stocks qu’on écoulait au gré de la conjoncture”, avait déclaré, le mois dernier, M. Ait Ali Braham.

Concernant l’industrie automobile, le nouveau cahier des charges est conçu principalement dans l’objectif d’asseoir une véritable industrie mécanique en Algérie, en exigeant un niveau minimum d’intégration de composantes locales de 40% ainsi que la fabrication de la carrosserie localement. Une intégration qui se veut la nouvelle vision relative à l’industrie mécanique en favorisant l’installation des équipementiers en Algérie à travers notamment des avantages fiscaux et financiers. Le nouveau cahier des charges a la particularité de différencier entre les investissements étrangers à 100% (puisque la règle 51/49% ne concerne plus cette filière), les investissements d’Algériens en partenariat avec des étrangers et les investissements algériens, avec un régime spécifique pour chacun. Il prévoit ainsi un traitement différencié des autres, pour les Algériens qui veulent se lancer dans cette activité.


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