Fiat Chrysler et Renault sont en discussions avancées pour établir une forme de coopération, a dit samedi une source proche du dossier, confirmant une information du Financial Times.

Fiat Chrysler et Renault devraient confirmer lundi discuter d’un rapprochement potentiel qui sera discuté lors d’un conseil d’administration du groupe au losange, convoqué dès le matin. Cette communication interviendra après un week-end de spéculations sur les contours du partenariat mondial extensif envisagé par deux des principaux constructeurs automobiles mondiaux pour tenter de corriger leurs faiblesses respectives.

La pression en faveur d’une consolidation entre acteurs de l’automobile va croissant dans cette période de ruptures technologiques. La course à l’électrification, le durcissement des normes d’émission et les énormes investissements requis par les voitures autonomes et connectées font qu’il est de plus en plus difficile pour un groupe automobile de faire cavalier seul.

Plus tôt dans l’année, le président de FCA John Elkann – membre de la dynastie Agnelli qui contrôle le groupe turinois – a souligné que la famille restait attachée à l’industrie automobile, tout en ajoutant qu’elle était prête à prendre des décisions “audacieuses et créatives” pour garantir à FCA un avenir solide et attractif.

Une des sources a indiqué que l’annonce de lundi pourrait apporter des détails concrets, bien que préliminaires, ajoutant que la situation était toujours “mouvante”. Les Echos écrivent de leur côté que l’Etat français, principal actionnaire de Renault, a donné son feu vert à ce projet d’Airbus de l’automobile qui lui a été présenté vendredi par Jean-Dominique Senard, l’homme qui a succédé à Carlos Ghosn à la présidence de Renault.

Mais pour qu’il s’agisse réellement d’une fusion entre égaux, et non d’une prise de contrôle de Renault par FCA, ajoutent les Echos, le groupe italo-américain devrait verser au préalable un dividende exceptionnel à ses actionnaires pour rapprocher les capitalisations boursières des deux groupes. FCA pèse aujourd’hui environ 18 milliards d’euros, contre un peu moins de 15 milliards pour Renault.

FCA et Renault ont tous deux refusé de faire un commentaire.