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Diamal-Fuso : Virée au sein de l’usine Daimler de Chennai

Publié le dimanche 27 novembre 2016 à 09:35, par Khaled A.

De notre envoyé Khaled A. Invité par Diamal, représentant de Mitsubish Fuso, autoalgerie.com était à Chennai pour découvrir de visu l’usine Daimler et de l’activité de production des camions et bus issus de la Daimler India Commercial Vehicules (DICV).

Mitsubishi Fuso Truck & Bus Corporation est l’un des premiers constructeurs de véhicules industriels en Asie. Implanté à Kawasaki (Japon), il fait partie intégrante du groupe Daimler AG. En 2007, Daimler annonce la conclusion d’un accord avec sa coentreprise indo-germanique Daimler Hero Commercial Vehicles (DHCV), portant sur l’implantation d’une usine de fabrication de camions dans la ville de Chennai, dans le sud de l’Inde et qui portera la dénomination Daimler India Commercial Vehicules (DICV) en 2009.

L’usine DICV a été inauguré en avril 2012 à Orgadam, près de Chennai, sur un terrain de 160 hectares dont 17 couverts, après un investissement de 700 millions USD, offrant au départ 1400 postes d’emplois (3000 actuellement) pour une production initiale de 32.000 unités/an et désormais portée à 72.000 véhicules/an entre camions et bus. Cette usine produit les marques Mercedes-Benz, Fuso et BharatBenz (Bharat veut dire Inde), cette marque étant, comme son nom l’indique, uniquement dédiée au marché local. Entre-temps, l’année 2010 a été marquée pour Daimler India Commercial Vehicules par l’ouverture en Inde, d’une nouvelle piste d’essais avec trois circuits -de 1,15 à 1,55 kilomètres– représentant les différents profils de routes que l’on trouve localement, le tout sur une surface d’environ 19 hectares...

Le choix de Chennai n’est pas fortuit, expliquent les responsables de DICV, car c’est une région qui regorge de sous-traitants et pour l’usine ce sont pas près de 400 entreprises qui interviennent dans ce domaine dont 40% sont à moins de 40 km à la ronde, faisant que le taux d’intégration est de 85%. Ces sous-traitants répondent au cahier des charges de Daimler, puisque les pièces dont également destinées à d’autres usines aussi bien eu Europe qu’en Amérique de Nord.

Benjamin Eule, vice-président supplier managment and logistics du groupe, a expliqué que "Daimler a accompagné les sous-traitants locaux pour mettre à jour la qualité de service et des produits. Durant ces 5 dernières années, des experts du Japon, Allemagne et USA ont apporté le savoir-faire afin de les hisser au standards de la marque". En parlant d’accompagnement de sous-traitants et répondant à notre question sur ce dont profitera l’usine Diamal en Algérie, Benjamin Eule dira que "Daimler commencera par accompagner l’usine Fuso en Algérie en étant pendant trois mois sur place afin de mettre les standards. Après, on est prêts à accompagner la sous-traitance locale mais aussi, à partir d’un certain volume, proposer à certains de s’installer en Algérie, seuls ou en joint-venture afin de se rapprocher de l’usine et répondre à ses besoins".

La visite "physique" de l’usine DICV commence par une présentation sur la piste d’essai des différents camions Fuso, allant du FI au tracteur TP avant des tests sur les différents circuits de la piste d’essai afin de mieux apprécier le comportement des camions. Nos interlocuteurs s’attarderont sur les différents équipements et dotations de ces unités destinées à l’export avant de nous "plonger" dans le vif du sujet, celui de la tournée au sein des différents ateliers de l’usine. Une visite qui commence par découvrir le centre de formation de Daimler, les apprentis passant par plusieurs étapes avant d’obtenir, au bout de trois ans, le diplôme, même si l’intégration au sein des différents postes de l’usine se fait au bout d’une année de formation continue. Les élèves démarrent de la formation la plus basique, celle de connaître l’utilité de chaque outil et de savoir les utiliser avant d’atteindre des niveaux plus importants tels que ceux du fonctionnement des circuits électriques, de l’apprentissage mécanique,etc.

Passé cette étape, le groupe de journaliste est orienté vers l’atelier d’assemblage des cabines, atelier doté de 70 robots-soudeurs destinés à "relier" les différentes parties de la cabine avec près de 2000 points de soudure. C’est la seule partie, durant notre visite, qui nous a permis de voir des robots intervenir dans la production des camions à la place de la main d’oeuvre humaine. On a passé en revue le montage des blocs moteurs, l’assemblage de la transmission, la mise en place du circuit électrique mais aussi pneumatique. Le camion se dessinait au fur et à mesure, et arriva enfin l’étape du mariage qui unifie le châssis tout équipé à la cabine. Là, le camion prend vie, les dernières interventions sont effectuées avant de prendre la direction vers le banc d’essai pour un dernier contrôle sachant que chaque étape de production est ponctuée par un contrôle strict et répondant aux exigence de la maison-mère, Daimler.

C’est d’ailleurs cette dernière étape qui nous intéresse le plus, l’usine Diamal aura à monter durant cette phase 1800 pièces pour sortir ses camions de ces 2 lignes de montages de 125 m de long chacune, avec une capacité de production de 5000 unités/an. Un volume qui sera atteint en trois étapes, la première verra la sortie de 1700 unités/an, puis une seconde qui verra le dédoublement de la production avec 3400 unités/an puis une troisième étape qui lui permettra d’assembler les 5000 unités par an.

Pour son entrée en production, l’usine affichera un taux d’intégration de 23% (l’achat de l’équipement en local étant considéré par l’état comme intégration, main d’œuvre, lubrifiants...) et devrait atteindre les 50 % à l’horizon 2020 avec l’intégration d’autres composants comme la boîte par exemple puisque des négociation sont en cours avec la SNVI pour les boîtes ZF. Une année 2020 qui verra également le nombre d’emplois atteindre les 300 postes directs et 400 postes indirects. Pour son démarrage, l’usine a déjà recruté 20 cadres et agents de maîtrise ainsi que 65 opérateurs qui auront à assembler le Canter type FE et le FJ en attendant d’autres modèles aussi bien Fuso que ceux de la marque DAF avec la gamme des camions et tracteurs routiers de gros tonnage de la marque néerlandaise et dont l’entrée en production est prévue pour le second semestre 2017.

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