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Entretien avec le président de Nissan Algérie : Sefiane Hasnaoui : « L’engouement pour la Sunny a dépassé nos attentes... »

7 commentaires

Publié le dimanche 25 mars 2012 à 11:37, par Ryad Neil

Rencontré en marge du 15e salon international de l’automobile d’Alger, le Président de Nissan Algérie, Sefiane Hasnaoui, nous a livré ses impressions sur le déroulement de cette manifestation, marquée cette année par une affluence record du public.

- Peut-on connaître votre analyse à quelques encablures de la fin du 15 Salon de l’Automobile d’Alger ?

- Il y a plusieurs analyses à faire au bout d’une semaine de salon et celle qui vient en premier et qui nous conforte c’est cet engouement du public et des familles autour de l’évènement avec un affluence des plus exceptionnelles. Cette affluence nous permet surtout de voir comment le public réagit à nos modèles et voir leurs réactions sur les nouveautés comme c’est le cas notamment sur le SUV Juke, qui malgré sa position de produit de niche, a reçu des échos des plus favorables, nous réconfortant ainsi dans nos choix. Enfin c’est également l’opportunité de faire rêver avec des shows assez intéressant comme nous le faisons chaque année. C’est donc beaucoup de satisfaction d’être en proximité avec le client.

- Vous parlez d’engouement, on a remarqué que la nouvelle Sunny connaît un gros succès auprès des clients au point où les délais de livraisons, selon certaines indiscrétions, sont pour le mois de septembre…

- L’engouement pour la Sunny a dépassé nos attentes pour être honnête avec vous. On savait qu’on avait un produit exceptionnel développé sur la plateforme « V », commune avec la Micra, et les nouveaux blocs moteurs qui sont le 1.2L pour la Micra et le 1.5L pour la Sunny, doté d’une nouvelle transmission aussi bien en automatique qu’en manuelle, nous permettant de disposer de bijoux pour être présent aussi bien sur le segment des citadines que des berlines familiales. L’analyse parfaite de la maturité de notre marché fait de l’Algérie un des pays référence en terme d’étude de marché et de positionnement dès la conception du produit. Ceci aidant, les équipements proposés tels que les airbags, l’ABS, la climatisation font de la Sunny un produit attractif avec un rapport qualité/prix des mieux pensés en terme sécuritaire et de confort. La nouvelle Sunny nus permet également de nous renouveler dans un segment où, certes nous étions présents, mais où nous devions démontrer plus pour plus de performance. Maintenant concernant la disponibilité, nous ne sommes pas à ces dates avancées, mais il faut savoir que les volumes qui nous ont été attribués ne suffisent pas, pour le moment à absorber la demande. Nous sommes devant un modèle issu d’une nouvelle usine dont les capacités sont suffisantes mais qui doit monter en puissance de production et cela nécessite un peu de temps. Ce qui fait que nous sommes optimistes quand aux délais de livraison qui ne seront pas pour la rentrée mais bien avant et rester dans des limites acceptables.

- Lors de la conférence de presse au premier jour du salon, vous avez déclaré avoir limité les volumes de vente de la Micra afin de répondre qualitativement au SAV. Qu’est ce qui empêche une progression parallèle entre SAV et volumes ?

- Sur le principe rien ne nous empêche de la faire mais faut savoir ne pas brûler les étapes et retomber par la suite, cela ne fait partie de la philosophie Nissan. Sur la Micra on s’est entendu sur un volume annuel qu’on a atteint mais de manière qualitative. Vous savez, être capable de mettre à disposition la pièce de rechanges bien avant le lancement des modèles fut une très belle orchestration et les résultats encourageants de la Micra, aujourd’hui et non pas en 2011 seulement, nous conforte dans notre approche. Nous avons toujours évolué de manière rigoureuse et stable et ce depuis notre début en 1993 prouve qu’on est sur la bonne voie et qu’on sera la pendant longtemps.

- Vous avez abordé légèrement le Juke, peut-on connaître votre avis sur la réaction du public sur ce modèle ?

- Le Juke est un produit très spécial, développé pour le marché européen essentiellement issu d’un concept car qui a eu les faveurs du grand public confirmant la volonté d’en faire un véhicule de série avec très peu de modifications faisant que les résultats sur le marché du vieux continent soient exceptionnels. En Algérie nous avons souffert de ce succès, nous avons du nous battre avec nos partenaires pour les convaincre que le marché algérien est avide de ce type de voitures. Nous avons fait le pari avec eux pour le présenter durant le salon véritable baromètre. Passé les réactions sur le design, la première question des clients était de savoir quand il sera disponible ? Ceci nous amène à affirmer que le Juke sera officiellement lancé En Algérie dans les mois à venir, et ne pas être seulement connu pour notre Quashquai ou le pick up et démontrer tous le savoir technologique et innovation de design de la marque. On ne s’attend pas à des volumes important mais il servira à l’enracinement de Nissan en Algérie.

- Nissan Algérie est connu pour son approche « citoyenne » à l’image de votre formation en faveurs des écoliers sur la prévention routière et les dangers de la route depuis 5 ans ?

- Une entreprise qui n’interagit pas avec sa société et ses citoyens aura une limite dans le temps et elle ne peut perdurer, c’est ma vision et celle de notre groupe depuis 50 ans. En tant que distributeur automobile, on a une responsabilité dans l’environnement de l’automobile en Algérie, qu’elle soit directe ou indirecte. La meilleure des réponses à cette responsabilité était d’avoir une approche sur le terrain en sensibilisant les enfants pour les protéger et pour qu’ils soient les premiers des prescripteurs auprès des parents et c’est pour cela que nous avons lancé notre programme « Petit Nissou » de sécurité routière qui en un peu plus de 5ans a sensibiliser 15.000 enfants avec la volonté de s’allier au service publique, passionné par ce travail, en apportant une approche différente et des moyens. Nous comptons monter dans la tranche d’age et sensibiliser les adolescents plus proches du permis afin de les sensibiliser.

- Nous vous demandons de troquer votre habit de responsable de Nissan Algérie pour celui de vice-président de l’Association des Concessionnaires Algériens de l’Automobile et aborder avec vous le phénomène dit des « Revendeurs »…

- Les revendeurs font partie depuis toujours de la vie quotidienne du pays et ce dans tous les domaines et pas seulement dans l’automobile. Dans notre secteur, cela remonte à quelque temps, avec les véhicules d’occasion ou de moins de trois ans, mais pourquoi ? Le phénomène « Souk » qui existe dans toutes nos régions est un phénomène social qui permet cet acte d’achat et de vente. Notre pays est grand et les réseaux de distributions ne peuvent être partout, faisant que ces revendeurs aient aussi un rôle économique sur le plan général. Mais il faut être vigilant, car nous avons une responsabilité légale en tant que concessionnaires afin d’assurer la distribution et le SAV selon la réglementation. Vous savez, on n’a pas le droit de refuser de vendre à un client car c’est son droit d’acheter au vu de la loi. A l’AC2A, nous avons toujours dénoncé ce phénomène de revendeurs afin d’éviter les pénuries comme cela existe dans d’autres domaines qui entraînent spéculation et enchères. Sans oublier que les investissements de nos agents sont mis en danger également, comme je n’ai pas le droit devant mon client de le priver d’un service de qualité à travers le territoire. Mon message est clair depuis toujours, ce phénomène de revendeurs doit être jugulé, je suis opposé farouchement à ce qui se passe et je le maintien. Au sein de Nissan Algérie nous faisons en sorte de maîtriser cela et croyez-moi, quand je dis maîtriser, c’est même empêcher ce phénomène. - M. Hasnaoui, voici une question qui revient chez les clients honnêtes ; celle liée à la disponibilité et aux délais de livraison. Durant ce salon, on a fait signer des délais de livraison de 8 à 12 mois ! Comment voyez-vous ce phénomène et est-ce que Nissan Algérie a déjà vécu ce genre de problèmes ?

- Effectivement, j’ai entendu parler des délais de 8 mois ou de 12 mois. Vraiment, je ne comprends pas. Nous sommes partenaires avec Nissan depuis 20 ans, et récemment le Japon a vécu des événements terribles, mais nous n’avons jamais eu des cas de figure chez nous de ce genre. Même avec les inondations en Thaïlande où Nissan possède une base industrielle, nous n’avons pas eu de problèmes avec nos clients. En tout cas, chez Nissan, nous respectons le délai de livraison de 45 jours. Et quand il y a un engouement spécial sur un produit, nous pouvons aller jusqu’à 60 et 70 jours, mais pas plus. Parce que nous avons la responsabilité commerciale. A titre d’exemple, la nouvelle Sunny, pour laquelle nous n’avons pas prévu un tel succès, nous pose ce préalable d’ajourner les livraisons, mais pas au-delà des délais arrêtés, mais non plus 6, 8 ou encore 12 mois ! Il faut respecter ses engagements et sa philosophie, car le délai de la livraison est un élément stratégique. Il faut être cohérent avec son client. D’ailleurs, Nissan est l’un des rares concessionnaires, historiquement parlant, à avoir respecté ses clients en la matière.

Vos commentaires

  • ]Le 25 mars 2012 à 15:27[, par omar zr

    le Président de Nissan Algérie a annoncé : « L’engouement pour la Sunny a dépassé nos attentes... ». un peu comme le voulait Nissan avec l’ancienne génération de la la Sunny il y a 5 ans ??!! mais finalement cette dernière était un beau flop.:’-))
    D’après mes constations, les prix de la nouvelle Sunny débutent à 115 million, ce qui est plus chère par rapport à la concurrence.:’-))
    « L’engouement pour la Sunny a dépassé nos attentes... » serait donc un argument pour rajeunir l’image de cette auto.:’-))

  • ]Le 25 mars 2012 à 15:40[, par mustapha

    yel3abha za3ma surpri:-O par l’engoument du publique :’-))meskine :’-))

  • ]Le 25 mars 2012 à 16:53[, par modval

    "...Nous sommes devant un modèle issu d’une nouvelle usine dont les capacités sont suffisantes mais qui doit monter en puissance de production et cela nécessite un peu de temps..."

    Et cette nouvelle usine M. Hasnaoui, elle se trouve où au juste ?

  • ]Le 25 mars 2012 à 18:16[, par mirou

    j’aurai aimé que m hasnaoui nous parle un peux plus comment nissan empêche le phénomène des revendeurs ?? et en étant vice président comment pourrais-t-il globaliser cette méthode ??

    en ce qui concerne le juke, c’est ne bonne initiative de l’introduire, ainsi que la 370Z, ça nous donne un peux l’impression qu’on est pas que des acheteurs de voitures simples, ça fait plaisir de voire des voitures que je qualifierai d"exotiques" (surtout la 370Z)

    la sunny est une catastrophe à l’oeil je trouve, je préfère de loin celle de l’jem3i, les rappels et des pères de familles qui cherchent une petite familiale pas trop cher et qui n’est pas trop propagé sur le territoire (ex : symbole, mais on en trouve à chaque coin de rue)

    hey m hasnaoui, pourquoi la 370Z est à 1 milliard ??

  • ]Le 26 mars 2012 à 17:28[, par rochdi

    Bonjour,
    A modval
    Concernant la nouvelle usine de NISSAN, Il semble qu’elle se trouve en Inde (à Chennai). Elle est destinée à fournir le marché Européen, l’Afrique du nord et le moyen orient. En fait, NISSAN Possède également des usines en Chine, en Thaïland et au Mexique.

  • ]Le 26 mars 2012 à 17:32[, par minks

    SALAM, parait-il le JUKE coûte 400 millions c’est vrai ????si c’est vrai c’est des maboules NISSAN.....

  • ]Le 26 mars 2012 à 20:59[, par modval

    Merci pour l’info Rochdi.

    La remarque, c’est que certains constructeurs, à l’image de Hyundai, ne font aucun secret de leur délocalisation en Inde ; ils le revendiquent même.
    D’autres, par contre, sont un peu plus frileux à le reconnaître, on va dire.
    On les comprend un peu vus les à-prioris que nous avons envers les pays dits emergents.
    Mais c’est un peu bébête comme attitude ; le Net et là et bel et bien là, et plus grand chose ne peu rester secret à présent.

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