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Sécurité routière : Réunir les conditions de l’application du texte

Publié le jeudi 1er décembre 2016 à 07:44, par APS

Les membres de l’Assemblée populaire nationale (APN) ont mis en avant mardi à Alger, l’impératif de réunir les conditions d’une application rigoureuse de la loi.

Lors d’une séance de débat du projet de loi modifiant et complétant la loi 14-01 du 19 août 2001 relative à l’organisation, la sécurité et la police de la circulation routière, présidée par Mohamed Larbi Ould Khelifa, président de l’APN, en présence du ministre des Transports et des Travaux publics, Boudjemaa Talai et de la ministre des Relations avec le parlement, Ghania Eddalia, les députés ont jugé impératif que ces nouvelles dispositions soient en adéquation avec les progrès technologiques. L’infrastructure routière doit également favoriser l’application de la loi, ont soutenu les députés.

80 % des accidents provoqués par le facteur humain

La commission des transports et des télécommunications avait porté le taux avancé par le ministre de 95 % d’accidents provoqués par le facteur humain à 80 %. L’état des routes est à l’origine de 20% des sinistres routiers, selon la commission.

Lors de la présentation du texte de loi, le ministre a évoqué la mise ne place d’une instance de concertation entre différents secteurs reliés aux services du Premier ministre et la création d’une délégation nationale de prévention et de sécurité routière chargée d’élaborer une stratégie de prévention des accidents placée au volet opérationnel sous la tutelle du ministère de l’Intérieur et des collectivités locales.

Selon M. Talai, le projet de propose la révision des catégories de permis de conduire et l’introduction du permis biométrique renfermant un système de notation avec un compte de 24 points et qui sera relié à une base de données nationale du permis de conduire et une autre sur les accidents et la carte grise.

Les nouveaux amendements portent sur l’obligation du port de la ceinture de sécurité dans les sièges arrière pour les véhicules équipés de cet accessoire à l’exception des véhicules de transports urbain.

Ils prévoient également l’obligation de mise en place d’un dispositif de retenue de siège pour les enfants de moins de 6 ans sur les sièges arrière du véhicule.

Hafsa Khaldi, députée de l’Alliance de l’Algérie verte (AAV) a insisté sur l’impératif d’intensifier les programmes d’éducation routière au sein des écoles.

Pour le député du Rassemblement national démocratique (RND), Mohamed Chenouf, il est nécessaire de mettre en place des moyens pour détecter le surpoids des véhicules à l’effet de préserver la sécurité des routes et des véhicules.

Mohamed Sahnoune du parti du Front de libération nationale (FLN) estime nécessaire la vérification de l’état des véhicules à travers un contrôle de la qualité des pièces de rechange disponibles sur le marché qui sont non conformes aux normes internationales et nationales, selon lui.

Pour sa part, Rachid Khan du Parti des travailleurs (PT) estime que l’application de la loi en vigueur "reste faible**", d’où la nécessité pour la tutelle d’accorder davantage d’importance à cet aspect.

Le député de l’Alliance nationale républicaine (ANR), Amar Redjah a souligné, de son côté, que l’aménagement des infrastructures s’impose pour la mise en application de cette loi.

Les 111députés intervenants au débat du projet de loi ont souligné à l’unanimité la nécessité de sensibiliser les usagers de la route pour éviter les infractions.

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