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Carburants : Les exportations prévues à partir de 2020

Publié le lundi 19 décembre 2016 à 07:25, par La rédaction

La compagnie nationale Sonatrach a signé, dimanche à Alger, deux contrats avec une société espagnole et une autre française dans le domaine de raffinage des hydrocarbures.

La signature de ces deux contrats marque le lancement intégral du programme de raffinage de la Sonatrach, le PDG de la Sonatrach, Amine Mazouzi, précisant que la concrétisation de ce programme permettra, à partir de 2020, non seulement de couvrir les besoins du marché national en carburants mais aussi de dégager des excédents à l’exportation.

En marge de la cérémonie de signature, M. Remini, le vice-président de Sonatrach chargé de la liquéfaction, de raffinage et de pétrochimie, a indiqué à la presse que ces projets visent la création d’un maximum d’emplois et l’exploitation maximale des matières première nationales pour les besoins du marché local et pour l’exportation.

A ce propos, il a expliqué que le naphta et le fuel étant de moins en moins demandés sur les marchés internationaux, le mieux serait donc de les transformer en gasoil et en essence, à travers ces projets, pour les besoins du marché national et les valoriser.

L’année 2016 a été consacrée au lancement des études tandis que celle de 2017 sera dédiée à leur concrétisation, a-t-il avancé.

Sur ce point, il a fait savoir que depuis fin 2007, soit depuis que la consommation nationale a dépassé la capacité de production des raffineries du pays, l’Algérie a importé jusqu’à 2015 pour près de 20 milliards de dollars de carburants globalement. D’où l’intérêt de lancer ces projets, a-t-il soutenu.

"Nous avons un large programme de lancement de projets de raffinage. D’ailleurs, la facture d’importation des carburants ne dépassera pas un (1) milliard de dollars en 2016, contrairement aux années passées durant lesquelles nous en importions entre 2 à 3 milliards de dollars par an", a-t-il rappelé.

"Notre objectif est de convertir nos matières premières localement et d’autosatisfaire nos besoins en carburants à partir de 2018 et en devenir exportateur à partir de 2020", a-t-il avancé.

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