M.Pascal MOREL, Directeur Général de Peugeot Algérie à autoalgerie.com
autoalgerie.com : quelle analyse faites-vous du marché et comment est-ce que Peugeot a t-il évolué pendant l’année 2004 ?
M. P. MOREL : Pour l’année 2004 le marché à encore explosé, on estime à environ 116000, le nombre de véhicules écoulés par l’ensemble des concessionnaires. L’explication qu’ont peut donner à cette augmentation est la mise en place des formules de crédit, grâce aux conventions contractés par plusieurs entreprises financières et les concessionnaires ; mais aussi par l’apparition d’une nouvelle classe de la société qui peut se permettre l’achat de véhicules.
Peugeot dans ce marché s’est retrouvé en fin de l’année avec un volume de vente de 21.099 véhicules, ce qui constitue une évolution par rapport à l’année d’avant, mais notre point faible reste notre taux de pénétration qui est passé à 18%. Malgré tout, force est de constater que c’est un bon résultat, car il y a un nombre plus important de concessionnaires qui logiquement prendront des parts de marché, et d’une certaine manière on sera obligé de se partager le gâteau.
Chez Peugeot l’opération « assurance » de la fin 2003 a été une grande réussite, mais ça a négativement influé sur la disponibilité durant le mois de janvier 2004, aussi l’opération 206 Design qui est arrivé en retard par rapport à nos prévisions, pour soucis d’usine. Globalement durant l’année 2004 on a fait encore un chiffre record qui dépasse celui de 2003.
autoalgerie.com : Peugeot a réussi à mettre trois modèles à la tête du classement par segment, comment expliquez-vous cet engouement des algériens à la marque Peugeot ?
M. P. MOREL : Il y a d’abord l’histoire, les algériens ont remarqué que Peugeot ne les a jamais abandonné, y compris pendant les années difficiles ; je pense qu’aujourd’hui, nos clients nous renvoient la balle car Peugeot à toujours été une marque qui respecte l’algérien. Aussi, dans notre politique de commercialisation de tout véhicule, on a toujours agi en faveur de nos clients ; chaque fois qu’on a pris la décision d’augmenter nos prix on le fait toujours en se disant : « Attention, à quel point le futur client peut-il admettre la hausse ? », Je vous rappelle la dérive Euro / Dinar en 2004 fut importante et nos clients le savent très bien.
Ce qu’il y aussi d’important à souligner c’est la forte côte qu’ont nos véhicules dans le marché de l’occasion, chose qui favorise la revente des voitures Peugeot. Il y a certaines marques qui proposent des véhicules d’entrée de gamme à bas prix, mais qui posent des problèmes à la revente. En plus Peugeot respecte la loi et propose des véhicules avec un bon niveau de sécurité, car la loi prévoit depuis le 02 janvier 2005 les deux airbags ; bien que le décret d’application n’ait pas encore été promulgué, nous, nous mettons en place les deux airbags. Toute notre démarche aujourd’hui s’articule autour du niveau de sécurité et c’est vrai que la sécurité a un prix.
autoalgerie.com : que représente le taux des ventes par crédit par rapport aux ventes globales ?
M. P. MOREL : Si on regarde nos chiffres, les ventes via le crédit CNEP représentent environ 15% de nos ventes globales, chose considérable. La suppression des crédits CNEP est certes regrettable, pour tout le monde d’ailleurs, mais je crois qu’il y a d’autres établissements bancaires qui sont en train de proposer des crédits automobile et qui peuvent remplacer le vide que va laisser la CNEP.
autoalgerie.com : Sur le plan du service après vente, peut ont connaître les projets de Peugeot ?
M. P. MOREL : On a décidé d’une stratégie d’implantation à moyen terme. L’idée n’est pas être leader en 2004 sur le plan des ventes, mais d’être leader sur l’ensemble des activités que crée l‘automobile, et nous espérons le rester les prochaines années. Nous avons élaboré une stratégie 2004-2008 dans laquelle nous avons réalisé une étude sur l’implantation de nos véhicules à travers l’ensemble des wilayas, afin de déterminer où doit-on être présent pour vendre, entretenir et proposer de la pièce de rechange. Notre langage vis-à-vis de nos futurs distributeurs est de leur dire : voilà où nous voulons nous installer, et vous devez disposer d’un show room, d’un atelier et d’un magasin de pièce de rechange, le tout dans un contexte blue-box, suivant les normes peugeot. Nous avons reçu beaucoup de demandes. Aujourd’hui, je peux vous dire que sur l’année 2005, cinq nouveaux agents vont être agréés, sept autres en 2006, et au total quinze nouveaux agents vont s’installer, d’autres vont disparaître, tout cela avec un concept de standard et de norme Peugeot qu’on est en train de mettre en place pour être plus proches du client. Aujourd’hui on a un peu de retard, c’est clair, mais notre volonté et de mettre le paquet, avec un investissement d’environ 2 millions d’euros pour l’année 2005 ; au total le projet 2004-2008 va nous coûter 15 millions d’euros d’investissement. La volonté de Peugeot est de rester en Algérie et non pas de faire des coups comme je l’entend dire quelques part par un certain nombre de ‘’prédateurs’’ mal informés.
autoalgerie.com : Quel sera le slogan de Peugeot au salon international d’Alger et quelles seront les nouveautés pour cette année ?
M. P. MOREL : notre slogan sera « le standard de la marque ». Les produits nouveaux seront principalement la 607 restylée et la 407SW. Faire un salon chaque année ne permet pas d’avoir forcément un produit nouveau à présenter à chaque édition.
autoalgerie.com : A quand la 1007 ?
M. P. MOREL : La présence de la 1007 en Algérie est toujours à l’étude dans nos services. Je ne l’ai pas mise au salon et pour l’instant on ne parle pas de commercialisation de la 1007 en algérie.
autoalgerie.com : Quel regard portez-vous sur le marché en 2005, en prenant en compte tous les éléments que vous avez évoqué tout à l’heure (crédits, importations, investissement...) ?
M. P. MOREL : On a un budget de 22.000 véhicules pour l’année 2005 et on est confiants malgré l’augmentation des prix, justifiée notamment par l’adoption du double airbag ; aussi je crois que les conventions contractées avec les différentes entreprises constituent des espérances de volumes conséquentes.
autoalgerie.com : quelle appréciation faites-vous de la presse spécialisé "naissante" en algérie ?
M. P. MOREL : effectivement la presse automobile en Algérie est nouvelle, il y a de plus en plus de gens qui sont en train de parler de l’automobile, c’est une presse qui s’améliore tous les jours, je rappelle que les portes de Peugeot sont ouvertes à tout moment et notre stratégie vis-à-vis des journalistes est de mettre en place une personne qui chapeaute toutes les relations presse pour donner de l’information avant que vous ne la réclamez. Peugeot s’est spécialisé avec un certain nombre de journaliste et on espère voir cette relation se professionnaliser d’avantage.
autoalgerie.com : un dernier mot
M. P. MOREL : Il faut bien comprendre que notre objectif est de mettre en place un réseau pour que notre client soit satisfait à terme. L’investissement est lourd, on est entrain de tout faire pour que dès fin 2005 déjà, on puisse voir les améliorations ; sur 2005-2006 tablera sur une facilité réelle à prendre en charge un véhicule sur tous les plans.
M.Abdelhamid YALA, Directeur général de Toyota Algérie à autoalgérie.com
Autoalgerie.com : Quel bilan faites-vous du marché automobile en 2004 ?
M.A. YALA : Tout d’abord je voudrais dire que Toyota Algérie ne s’est pas contenté de vendre des voitures pendant l’année 2004. Un véhicule est un ensemble de services : la voiture, le service après-vente, la maintenance... c’est un tout, nous nous sommes occupés beaucoup plus du service après-vente car à la fin c’est ce qui fait la différence, et vous-même aviez assisté, il y a quelques mois, à l’inauguration de notre investissement, qui est très important
L’année 2004 à été donc pour nous l’année de l’ouverture de notre siège et de nos ateliers, dans nos résultat des ventes, nous avons réalisé plus de 100% d’évolution : avec un budget initial de 9000 Véhicules Toyota te 2000 véhicules Daihatsu nous avons réalisé 18500 Toyota et 2000 Daihatsu, donc on ne peut qu’être satisfaits de nos résultats.
Autoalgerie.com : Ne pensez vous pas que l’ampleur de vos investissements en matière de service d’infrastructure (show room, siège central, service après vente...) soit pour beaucoup dans vos résultats ?
M.YALA : Certes, ça a énormément joué en notre faveur, il n’y a qu’à voir le flux de la circulation des gens dans nos structures, mais on s’aperçoit malheureusement que ce n’est pas suffisant. Nous sommes présent à Alger, Ouargla, et à Annaba en plus de notre réseau de concessionnaires mais ont doit encore investir pour être encore plus à la hauteur.
Autoalgerie.com : Comment jugez vous l’évolution du marché ?
M.YALA : avant de parler du marché automobile il faudra parler de la situation économique du pays en général. On voit que depuis quelques années les indicateurs sont plutôt au vert, l’économie nationale se porte bien et la conjoncture internationale a fait que le prix du pétrole soit en hausse, et il est la principale ressource de l’économie nationale ; le parc automobile algérien dépasse les trois millions de voitures dont 80% ont plus de 10 ans d’âge, le besoin est donc immense, et pendant encore quelques années, la tendance va être maintenue.
Autoalgerie.com : la CNEP suspend son crédit automobile, qui était d’ailleurs la meilleure offre du marché, quels seront les retombés sur les prévision des concessionnaires ?
M.YALA : certainement que cette décision va tirer un peu le marché vers le bas. Je vous informe que dans les chiffres de Toyota, nous avons un peu plus de 10% de nos ventes qui se sont fait grâce au crédit CNEP. Si on voit les autres pays qui sont plus avancés que nous on trouvera que le crédit à la consommation existe de plus belle manière, malheureusement la CNEP suspend les crédits automobile car elle veut retrouver sa vocation initiale ; mais je suis confiant du fait que d’autres institutions financières reprendront le relais, car c’est une activité financière lucrative, je pense que les autres banques réussiront à combler ce vide.
Autoalgerie.com : Le marché a connue un vraie ‘’boom’’ pendant l’année 2004, désormais les marques asiatiques se rapprochent encore plus des européennes
M.YALA : Je dirais que la disponibilité des voitures est maintenant effective chez plusieurs marques et je pense que cette disponibilité, en plus de celle de la pièce de rechange, conjuguée à la qualité du service après-vente pousseront la clientèle vers une marque plutôt que vers une autre. Je ne voudrais pas rentrer dans une polémique pour dire que ma voiture est plus fiable que les autres, nous connaissons tous l’évolution des marques et du marché international, et l’Algérie est un pays ouvert sur le marché mondial.
En ce qui concerne Toyota, ça fait maintenant trois ans que nous enregistrons une progression à trois chiffres et c’est plus qu’encourageant pour nous.
Autoalgerie.com : Du nouveau pour le salon d’Alger ?
M.YALA : D’abord notre présence commence à devenir historique au salon de l’automobile, je pense que nous occupons une place honorable et on aura un nouveau modèle nouveau exposé.
Autoalgerie.com : une ‘’autre’’ probable augmentation du prix du carburant est envisagée dans la loi des finances complémentaire, quel incidence sur vos prévisions ?
M.YALA : S’il y a une augmentation ça veut dire qu’il y a un besoin dans les budgets de l’état. Si les législateurs décident de cette augmentation, je crois qu’il faut leur faire confiance. S’il s’agit d’une augmentation de un ou deux dinars, je crois qu’il n y aura pas un grand chamboulement et je pense que cela peut changer les habitudes du consommateur, et puis vous savez qu’on ne peut rentabiliser un véhicule diesel que si on roule beaucoup avec, et si c’est pour faire 20.000 kilomètres par année, l’essence est plus rentable. Par contre il y a un autre aspect sur lequel il faudra se pencher c’est l’environnement. Il faut réfléchir à la généralisation de l’essence sans plomb et du diesel propre, je pense que c’est une question très importante.
Autoalgerie.com : Quel regard portez vous sur la presse spécialisée en automobile ?
M.YALA : Je pense que c’est un passage obligé, car la presse spécialisée offre beaucoup d’informations pour le public que ce soit en matière de présentation de nouveautés, d’études comparatives, des détails techniques et aussi la tarification pour celui qui veut acquérir une nouvelle voiture ; ce genre d’information, on ne peut pas les trouver chez la presse généraliste. Je dirais même que c’est une mesure d’accompagnement pour le citoyen.
Autoalgerie.com : Peut-on voir enfin la marque Lexus en Algérie ? M.YALA : Ce ne sera pas pour cette année.
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| Pascal MOREL : PDG Peugeot Algérie |
M.Omar REBRAB, Vice-Président de Hyundai Motor Algérie à autoalgérie.com
autoalgerie.com : Quel bilan faites-vous de l’évolution du marché durant l’année 2004 ?
M. O. REBRAB : Je pense que l’année 2004 était bénéfique pour tout le monde, car l’ensemble des concessionnaires ont vu leurs ventes augmenter. L’importation des véhicules de moins de trois ans a baissé, ce qui est un autre point positif pour les concessionnaires. Je pense que les investissements faits par les uns et les autres en matière de service après-vente et de maintenance sont aussi pour quelques chose dans le boom enregistré cette année, car il y a maintenant une confiance établie entre certaines marques et leurs clients. C’est donc une rétribution normale pour les concessionnaires après les efforts fournis.
autoalgerie.com : Quel constat faites-vous des résultats de Hyundai Motor Algérie ?
M. O. REBRAB : Nos ventes ont augmenté de 20% par rapport à l’année 2003, malgré les difficultés que nous avons rencontré en terme d’approvisionnement, nous avons quand même clôturé l’année avec 16.200 ventes ; je ne vous cacherai pas qu’on s’était fixé un objectif de vente compris entre 18.000 et 20.000 véhicules pour l’année écoulée, et je suis persuadé qu’on aurait pu l’atteindre, voire le dépasser si on avait du stock ; malheureusement, nous avons eu des problèmes de disponibilité, à cause de la forte croissance enregistrée par Hyundai sur le plan mondial.
autoalgerie.com : Aller vous y remédier pour l’année 2005 ?
M. O. REBRAB : On a déjà pu rattraper un peu notre retard vers la fin de l’année écoulée, vous pouvez constater à travers nos ventes que nous avons réussi a commercialiser autour de 12.000 durant les neufs premiers mois, et qu’on a pu vendre plus de 4000 véhicules durant le dernier trimestre. Pour cette année, on a pris toutes les précautions pour stocker le maximum de véhicules en louant deux nouveaux entrepôts et je peux vous affirmer que nous avons un stock qui nous laisserait à l’aise pendant trois mois. Tout cela, pour permettre recevoir et livrer les véhicules au client le jour même.
autoalgerie.com : quelle est l’incidence de la suspension du crédit CNEP sur les ventes de Hyundai ?
M. O. REBRAB : Comme vous le savez, il y avait une suspension de la relation Hyundai-CNEP et qu’ont a repris avec cet organisme que dernièrement (il y a quatre mois), donc pour nous il y a pas eu trop d’incidence. Il est clair que la CNEP à le plus gros morceau en terme de crédit à la consommation, mais d’autres banques sont là pour reprendre ce genre de crédit. La CNEP s’est retiré, mais je souhaiterai qu’elle reprenne sa place dans le crédit automobile.
autoalgerie.com : La suppression des importations des voitures de moins de trois ans est plus que probable, quelle est votre réaction à cette décision ?
M. O. REBRAB : Je pense que la décision du président de la république et une chose très positive ; et comme vous le savez, nous nous sommes battus à coté d’autres concessionnaires pour mettre fin à ce fléau. Les concessionnaires sont en train d’investir, de créer de l’emploi et de moderniser le parc automobile national, et Dieu merci, la décision de Président de la République de mettre un terme à ces importations va dans ce sens.
autoalgerie.com : Quel sont vos projets en matière de service après ventes ?
M.Rebrab : Nous procèderons dans les tous prochains jours à l’inauguration notre nouveau site de maintenance pour les véhicules lourds. Pour la pièce de rechange, nous avons recruté un expert coréen pour coordonner ce service et le moderniser, aussi, nous inaugurerons vers la fin du mois de mars notre école de formation spécialisée. Globalement, nous sommes entrain de développer dans le fond le service après-vente et nous espérons y apporter de la nouveauté.
autoalgerie.com : croyez-vous que le boom qu’à connu le marché l’année dernière se maintiendra pour 2005 ?
M.Rebrab : Je suis persuadé que le marché persistera dans son évolution, l’Algérie est un pays en plein chantier et en pleine expansion, et l’ensemble des secteurs économiques continuera à absorber davantage d’automobiles.
autoalgerie.com : Quel regard que vous portez sur la presse spécialisée en automobile ?
M.Rebrab : je suis très heureux de voir que des journalistes se sont spécialisés dans l’automobile, et on remarque qu’il y à de plus en plus d’organes spécialisés qui se lancent dans l’aventure, ça ne peut être que positif a la dynamique de ce secteur économique, et ça permet de rendre le lecteur mieux informé. Comme il y a de la concurrence entre les marques automobiles, il y a aussi de la concurrence dans la corporation de la presse, ce qui ne fera qu’accroître la qualité de ces supports et l’analyse du marché. Je suis très content pour cette presse, et j’estime qu’il y a encore de la place pour tout le monde.
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| Abdelhamid YALA : PDG : Toyota Algérie |
M.Mohamed BAIRI, Président Directeur Général d’IVAl (représentant exclusif des marques IVECO, FIAT et Mazda) à autoalgérie.com
autoalgerie.com : quel bilan faites vous de votre présence sur le marché en 2004 ?
M. M. BAIRI : vous savez qu’IVAL a été créée en Algérie en 1999, l’année pendant laquelle nous avons introduit le constructeur italien IVECO, actuellement nous sommes en train de poursuivre l’implantation de cette marque, notamment par l’amélioration constante du service après-vente. Depuis le 28 juin 2004 l’autre marque italienne « FIAT » est relancée en Algérie par IVAL, et malgré l’introduction tardive de Fiat (mi 2004), nous avons réussi à commercialiser 3000 véhicules.
Sur un autre plan, beaucoup d’efforts sont consentis pour mettre en œuvre un service après-vente à la hauteur de la marque FIAT, notamment dans l’outillage spécifiée, il faut savoir que pas moins de 100 millions de dinars ont été invertis pour mettre en place des infrastructures d’accueil et de maintenance, rien que pour la marque FIAT.
autoalgerie.com : nous remarquons que FIAT revient principalement avec deux voitures, la Palio et la Siena, peut-on connaître les raisons de ce choix ?
M. M. BAIRI : effectivement, nous avons introduit deux modèles de base qui sont la Palio et la Siena. Ce sont des voitures, qui se situent dans des segments très convoités en Algérie, et elles offrent un rapport qualité/prix très accessible par rapport au pouvoir d’achat. Vous savez aussi que nous sommes en train de réinstaller progressivement la marque FIAT et nous estimons qu’il nous faudra un peu de temps pour bien préparer une assise solide en matière de service après-vente, c’est pour cela que durant la deuxième moitié de 2004 nous nous sommes concentré sur ces deux modèles.
autoalgerie.com : A quand les autres modèles de FIAT ?
M. M. BAIRI : je vous informe déjà que la PANDA et la STILO sont exposés chez nous et que la clientèle peut déjà les découvrir. Je voudrais vous informer aussi qu’un bateau de plus de 400 voitures de marque FIAT nous est destiné avec les modèles Panda, Stilo, Punto et Doblo, ceci pour annoncer la relance de tous les modèles de FIAT pendant ce mois de février.
autoalgerie.com : IVAL vient de lancer MAZDA, quels sont vos objectifs avec cette marque ?
M. M. BAIRI : MAZDA est un marque très estimée en Algérie, la raison est la fiabilité dont ont fait preuve les modèles commercialisés pendant les années 1980 notamment la Mazda 626 et pick-up. Son lancement obéit à une volonté de compléter et de diversifier la gamme commercialisée par IVAL, et c’est dans cette optique que nous avons mis des moyens sophistiqués en matière de maintenance et de moyens commerciaux pour réinstaller cette prestigieuse marque japonaise. Sur le plan des objectifs, notre priorité et de réussir ce lancement, mais aussi de réaliser un volumes de vente de 13000 véhicules pour l’ensemble du groupe IVAL pour l’année 2005. Nous avons un programme qui s’étale sur 03 années et nous avons investi jusqu’à présent 200 millions de dinars.
autoalgerie.com : Vous avez opté pour le haut de gamme sur le segment des berlines (Mazda 6), pourquoi pas l’entrée de gamme comme la Mazda 1 par exemple ?
M. M. BAIRI : Pour le moment, on commence par la classe moyenne qui est la série 6, je vous informe qu’on aurait souhaité avoir aussi la série 3, malheureusement nous n’avons pas pu avoir ce modèle pour 2005, à cause de la forte demande du marché mondial.
autoalgerie.com : Sur le segment des pick-up, le Toyota Hilux domine largement le marché, pensez-vous que le B2500 de Mazda pourra lui arracher des parts de marché ?
M. M. BAIRI : premièrement nous faisons notre comparaison à tous les pick-up du marché pas seulement à ce modèle. Le produit de Mazda est bien connu chez nous, le B2500 affiche de grandes qualités sur le plan robustesse, il possède un empattement plus long, un plateau plus large. Je crois que le B2500 a tous les atouts pour occuper une bonne place.
autoalgerie.com : Que pensez- vous de l’organisation du salon d’Alger chaque année ?
M. M. BAIRI : votre question me pousse à réitérer mon appel à l’ensemble des concessionnaires pour se réunir autour d’une association qui défend les intérêts des uns et des autres. Il n’est pas normal qu’un organisateur d’événement comme le salon d’Alger décide de la période tout seul, en plus organiser un salon chaque année est une idée inopportune, car pour un salon il faut avoir des nouveautés, ce qui n’est pas le cas chaque année.
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| Omar REBRAB : Vice-Président Hyundai Motor Algérie |








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