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Industrie Automobile : Les conditions du gouvernement au Groupe Volkswagen

5 commentaires

Publié le mercredi 9 mars 2016 à 09:18, par Khaled A.

L’implantation industrielle du Groupe Volkswagen en Algérie sera soumise aux mêmes conditions que celles des autres firmes étrangères implantées dans le pays, a annoncé le ministre de l’Industrie et des Mines à l’issue de la rencontre entre les deux parties.

Les conditions à remplir pour l’implantation de cette usine en Algérie concernent aussi bien l’intégration locale que celle des différents associés de ce projet que le ministre qualifie "d’important car nous ne pouvons pas imaginer une industrie mécanique sans un partenaire allemand, pays qui est déjà présent en Algérie dans la fabrication des véhicules poids lourds", a-t-il souligné tout en souhaitant la concrétisation prochaine d’un accord entre les deux parties.

Durant cette rencontre le ministre Abdesselam Bouchouareb a expliqué que la partie algérienne exige "de tous les constructeurs" intéressés ou engagés en Algérie, à avoir un taux d’intégration devant atteindre, à terme, 40% du produit monté en Algérie mais aussi un engagement à hauteur de 49% du constructeur étranger dans la société mixte, contre une part majoritaire de 51% pour la partie algérienne , cette dernière serait détenue pas les associés publics et/ou privés algériens.

Et si le taux d’intégration dépend des sous-traitants que pourrait ramener le Groupe Volkswagen dans ses bagages et des investisseurs locaux, la condition de la société mixte devrait sûrement faire l’objet de nouvelles discussions, non seulement entre le représentant Sovac et le géant allemand, mais également au sein de chaque entité. En effet, la première annonce de ce projet par Mourad Oulmi faisait ressortir un financement à 100% de Sovac, le Groupe Volkswagen étant le partenaire technologique, et l’exigence du ministère devrait changer la donne. Ainsi, l’arrivée de partenaires algériens aux côtés de Sovac n’est pas une hypothèse et la présence d’au moins un associé public comme c’est le cas avec Renault et Peugeot, tout comme celle d’un autre partenaire issu du secteur privé, ne feront que renforcer les capacités financières de ce projet d’usine dont le terrain est situé dans la Wilaya de Relizane.

Reste à connaître également la position du géant allemand face à cette exigence de participation dans le pacte des associés. La prochaine réunion prévue dans quelques semaines apportera sûrement les premiers éléments de réponses.

Vos commentaires

  • ]Le 9 mars 2016 à 12:23[, par mizand

    reste surtout à connaître les cadeaux de la partie algérienne ; terrain, impôt, export des bénéfices, etc.

  • ]Le 9 mars 2016 à 18:56[, par Kareem Black

    Pourquoi s’en offusquer si on a fait les même cadeaux aux partenaires français;-)..en plus je pense que c’est le bon timing le projet Volkswagen on en entend parler depuis au moins 2 - 3 ans et la signature prochaine du pace d’actionnaire Peugeot en avril va sûrement accélérer la concrétisation de ce projet.

  • ]Le 9 mars 2016 à 19:54[, par mizand

    @Kareem Black
    c’est une simple question, de base lorsqu’on négocie, c’est de savoir les apports des 2 parties. Après on peut commenter.

  • ]Le 9 mars 2016 à 22:24[, par Kareem Black

    @Mizand...n’empêche que vous l’avez posé ici, et pourquoi vous pensez que les Allemand pourraient avoir d’autres avantages que Renault, Peugeot Nissan ou Tartanpion...

  • ]Le 9 mars 2016 à 23:50[, par mizand

    @Kareem Black
    je l’ai posé ici, car on parle de ce cas, et effectivement j’ai posé la question pour VW, mais fait une recherche, j’ai posé la même question pour Peugeot et Renault.

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