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Sous-traitance automobile : Le cahier de charges contribuera à structurer le marché

Publié le mardi 28 février 2017 à 12:21, par APS

La décision du gouvernement d’élaborer un cahier de charges pour l’industrie des pièces de rechange automobiles a été saluée, lundi à Alger, par des professionnels du secteur, dans la mesure, disent-t-ils, où "elle contribuera à structurer le marché et améliorera la qualité des produits".

Intervenant lors d’une conférence-débat sur le "développement du secteur automobile en Algérie et son tissu industriel local", des professionnels ont appelé cependant à accélérer les démarches pour réguler ce segment en pleine expansion en Algérie en vue notamment d’introduire les normes internationales et instaurer une concurrence saine.

Le ministre de l’Industrie et des mines, Abdeslam Bouchouareb, a annoncé récemment de l’élaboration d’un nouveau cahier des charges pour l’investissement dans l’industrie des pièces de rechange automobile en Algérie.

"Nous voyons d’un bon œil cette décision, car auparavant le segment était peu structuré. Nous souhaitons qu l’élaboration de ce projet soit accélérée", a déclaré le directeur général de Renault Algérie, Guillaume Josselin, lors de cette rencontre tenue en marge du salon international de l’après vente et des services pour l’automobile (Equip Auto Algérie).

En attendant de connaître les détails du cahier de charges, M. Josselin a estimé que la concurrence dans le domaine de la sous-traitance automobile "ne nous dérange pas à condition de cela soit fait dans un cadre loyal".

Par ailleurs, le même responsable a annoncé que l’usine Renault d’Oran qui a établi des contrats avec quatre (4) sous-traitants algériens, a mis en exergue l’obligation que ceux-ci répondent aux standards internationaux dans la fabrication des pièces de rechanges et accessoires automobiles.

Renault Algérie compte inviter prochainement des sous traitants "de renommé internationale" pour tenter de signer de nouveaux contrats de partenariat et atteindre l’objectif de 42 % de taux d’intégration à l’horizons 2019, selon M. Josselin qui a précisé qu’actuellement l’usine de Renault à Oued Tlilet a atteint un taux d’intégration de 30%.

Pour Brahim Mellouk, responsable dans un groupe industriel, l’initiative de mettre en place un cahier de charges pour l’industrie de la pièce de rechange est louable, mais il fallait impliquer les opérateurs dans le domaine afin d’enrichir le projet.

"Je pense que l’initiative est bonne, dans la mesure où elle vise à organiser le marché et sécuriser surtout les vie des citoyens, mais le travail serait plus complet et plus riche si on invite les opérateurs et les spécialistes à participer à son élaboration", a-t-il dit.

Pour sa part, le commissaire du salon Nabil Bey Boumezrag, a indiqué que l’augmentation du nombre des participants à Equip Auto (340 exposants) par rapport à l’édition précédente reflète l’importance accordée par les investisseurs internationaux pour ce segment en Algérie.

Il a relevé aussi "la dynamique" du secteur de l’industrie et de la sous-traitance automobile en Algérie, ce qui apportera une valeur ajoutée à l’assemblage des véhicules et contribuera ainsi à la baisse de leurs prix.

Pour leur part, des exposants algériens ont fait part des difficultés rencontrées sur le terrain, notamment "la concurrence déloyale" et "la contrefaçon".

Pour un fabricant de batteries à Alger, beaucoup de choses restent encore à faire dans ce domaine en vue d’encourager l’industrie locale qui n’est qu’à ses débuts.

Un autre exposant spécialisé dans la production des accessoires automobiles estime qu’il était nécessaire que l’Etat facilite davantage aux investisseurs l’accès au foncier industriel notamment.

S’étalant jusqu’au 2 mars prochain, la 11e édition d’Equip Auto enregistre la participation de 340 exposants nationaux et étrangers, soit une augmenté de 11% par rapport à l’édition précédente.75% des exposants viennent d’une vingtaine de pays, selon les organisateurs.

Au total, il y a 86 exposants algériens dont 10% sont des fabricants spécialisés dans les composantes automobiles, les pièces de rechange et accessoires et les produits consommables (batteries, lubrifiant...).

Concernant la participation étrangère, six (6) pays ont des pavillons nationaux (participation officielle) et qui sont la Chine, l’Inde, la Pologne, la Turquie, Taiwan et le Maroc.

L’édition de cette année se caractérisera par la participation, pour la première fois, du ministère de la Formation et de l’Enseignement professionnels à travers l’Institut d’Es-Senia (Oran) qui a été retenu comme institut-pilote pour développer une main d’oeuvre spécialisée dans les métiers de l’automobile.

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