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Sports mécaniques : La Fédération algérienne face au défi de la formation des techniciens locaux

Publié le lundi 22 mai 2017 à 11:00, par APS

Les compétitions organisées jusque-là par la FASM exigent, selon les spécialistes, des encadreurs locaux ayant une formation aux normes internationales.

Pour l’instance fédérale, l’objectif est de faire connaître au public local les courses de vitesse, l’endurance sur sable, le karting, le rallye de régularité et autres et par là même augmenter le nombre de nouveaux licenciés et assouvir, dans un cadre réglementaire, les besoins d’une catégorie de la jeunesse amateur de sensations fortes.

Mais la FASM, qui s’efforce donc à promouvoir les sports mécaniques, est confrontée à chaque fois à de grandes difficultés, notamment au niveau de l’organisation de nombreuses compétitions mises sur pied à travers le territoire national.

Si l’organisation technique des compétitions du rallye de régularité avec spéciales (3 étapes), le 13 mai dernier sur un circuit montagneux comprenant de nombreux virages, au niveau de la région de Beni Snous jusqu’à la côte de Lalla Setti sur les hauteurs de Tlemcen (40 km), a satisfait les amateurs des sports mécaniques, les responsables de la FASM, eux, sont dans l’obligation de former "rapidement" les officiels afin de pallier aux insuffisances constatées à chaque fois, surtout que la gestion des courses auto / moto connaît dans les pays émergents un développement croissant et constant au fil des années.

Le jeune pilote de l’ES Ben Akoun (Alger), Mokrane Ouadjnoul, a ainsi reproché aux responsables de l’instance fédérale d’avoir changé à trois reprises les points du circuit de la course : "Après avoir téléchargé et imprimé le guide de la course (ou road-book qui contient les instructions relatives à l’itinéraire et aux temps de passage, ndlr) à partir d’internet afin de l’étudier, nous avons appris par la suite que certains points du circuit ont été changés trois fois, ce que nous regrettons beaucoup car la stratégie que je comptais utiliser est tombée à l’eau", avait-il pesté.

Le même problème a été soulevé par Kamel Khelifati de Bouinan (Blida) qui souligne que "les responsables ayant tracé le circuit sur le road-book étaient confus en procédant à des changements après que nous ayons téléchargé le document de la course une semaine auparavant. Il aurait fallu à la FASM désigner des personnes compétentes".

Autre couac : les personnes chargées de l’organisation des courses n’ont pas été en mesure d’avancer le nombre exact des pilotes engagés, car à chaque début de course, ils découvrirent que le nombre des coureurs a changé, au grand dam des journalistes. L’absence à la dernière minute de

certains concurrents a influé sur le nombre des catégories autos et motos engagées (d’abord cinq, puis il a été réduit à trois seulement).

De leur côté, les organisateurs affirment que ces changements "fréquents et difficiles à maîtriser" sont "normaux" en raison des défections de dernière minute de certains pilotes suite à des "pannes mécaniques imprévisibles ou à un problème de transport de la voiture de course sur une longue distance".

La FASM entre le défi de financer la construction de circuits et la formation des officiels

Les responsables de l’instance fédérale assurent que leurs principaux objectifs sont le développement et la promotion des sports mécaniques aux normes internationales, à travers l’organisation de compétitions dans les villes algériennes et attirer ainsi un flux de touristes, mais cela passe inévitablement par l’édification des circuits de course, citant l’exemple de la wilaya de Tissemsilt où la FASM a bénéficié d’une parcelle de terrain de 75 hectares.

La Fédération algérienne a bénéficié, en 2016 et 2017, de six assiettes de terrain à travers le territoire national pour la réalisation de plusieurs circuits de courses.

L’instance fédérale, qui compte diversifier ses activités à travers l’organisation de courses dans les différentes spécialités (auto, moto, karting) pour la promotion des sports mécaniques, est appelée à attirer des investisseurs pour mener à bien ses projets.

"Les tractations pour la réalisation du complexe dédié aux sports mécaniques dans la commune de Layoune, dans la wilaya de Tissemsilt, ont déjà commencé. Nous avons rencontré des opérateurs économiques intéressés par le projet. Maintenant, c’est à nous de débattre et retenir les meilleures propositions pour mener à bien nos projets et nous mettre au travail pour trouver les investisseurs susceptibles de mettre de l’argent dans notre sport", a indiqué le premier vice-président de la FASM, Amir Ben Omar.

Le nouveau bureau fédéral, élu en février 2017, compte également former des officiels algériens pour gérer les compétitions, notamment les directeurs de course et les directeurs de piste, en organisant des stages au profit des cadres de la FASM sous l’égide des Fédérations internationales d’automobile et de motocyclisme.

"A l’heure actuelle, nous nous focalisons sur l’organisation de stages de formation pour les directeurs de course qui encadrent nos compétitions. Par la suite, ce sera au tour des responsables des clubs et des ligues qui seront appelés à gérer les compétitions et maîtriser le road-book".

Si les participants aux compétitions de la FASM s’accordent à dire que "le niveau de l’organisation est acceptable", ils estiment toutefois qu’"il reste beaucoup de travail à faire pour atteindre le niveau international".

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