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Sécurité routière : La Délégation nationale à la sécurité routière s’occupera de l’application et de la gestion du permis à points

Publié le mercredi 19 avril 2017 à 15:09, par Khaled A.

Peaufiner les mécanismes d’introduction du nouveau permis à points et délimiter les prérogatives dévolues à la Délégation nationale à la sécurité routière, c’est ce à quoi s’active le ministère de l’Intérieur, après la promulgation de la loi sur la Sécurité routière.

S’exprimant à l’émission L’Invité de la rédaction de la chaine 3 de la Radio Algérienne, le Directeur général du Centre national de prévention et de sécurité routière (CNPSR), Ahmed Naït El Hocine signale que c’est cette Délégation qui va avoir à gérer l’ensemble des aspects liés, de près ou de loin, à la prévention et à la lutte contre les sinistres routiers. M. Naït El Hocine indique qu’elle aura, en outre, à piloter le système du permis à point, à gérer le fichier nationale des permis de conduire, celui des infractions tout comme des immatriculations automobiles.

Commentant la « sinistralité » routière, l’intervenant relève, par ailleurs, l’implication de 184 jeunes conducteurs âgés de 18 à 29 ans qui sont décédés lors de 1.352 accidents routiers impliquant les mêmes catégories d’âge, durant les deux premiers mois de l’année 2017.

Il note que parmi ces derniers, 49% sont détenteurs d’un permis de conduire de moins de cinq années d’âge et que 25,84% automobilistes impliqués dans des accidents routiers, durant la même période, possèdent un permis de moins de 2 années d’âge.

Compte tenu de cette dramatique situation, M. Naït El Hocine annonce que la loi sur la circulation routière prévoit de revoir le dispositif de formation des conducteurs tout comme celui des examens du permis de conduire, dont il précise qu’ils relèveront, désormais, des prérogatives de la Délégation nationale de sécurité routière.

Concernant les bilans relatifs aux accidents de la route et aux personnes qui en sont victimes, l’invité annonce qu’ils seront, désormais, centralisés au niveau d’un seul outil de collecte de données et non plus, comme il se fait jusqu’ici, par le biais des services de police, de la gendarmerie nationale et de la Protection civile.

C’est en raison de cette multitude de sources et faute d’un système de centralisation des données, explique-t-il que l’Organisation mondiale de la Santé a été amenée à comptabiliser 9.200 tués dans des accidents routiers, en 2015, alors qu’il n’en a été relevé que 4.500.

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