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Infrastructures routières : La création de l’ADA confère une efficience économique aux projets routiers

Publié le mercredi 6 avril 2016 à 08:50, par APS

Le ministre des Travaux publics, Abdelkader Ouali a affirmé mardi à Alger que la création de l’Algérienne des autoroutes (ADA) visait à conférer une efficience économique aux projets routiers et contribuer à l’édification d’une économie fondée sur des infrastructures efficientes.

M. Ouali a indiqué lors d’une visite de travail et d’inspection en compagnie de cadres du ministère et responsables du secteur au sièges de l’Agence nationale des autoroutes (ANA) et l’Algérienne de gestion des autoroutes (AGA), que la nouvelle structure issue de la fusion des deux agences serait un établissement public à caractère industriel et commercial et non administratif.

Un décret exécutif a été récemment signé par le Premier ministre, Abdelmalek Sellal portant fusion des deux agences pour la création de l’Algérienne des autoroutes.

Une cellule de suivi au niveau du ministère a été créée dans l’objectif d’accélérer l’opération de fusion des deux agences, et ce, dans les six mois ayant suivi la promulgation du décret, a-t-il précisé.

L’ADA aura pour mission d’effectuer des études, d’assurer la réalisation, l’exploitation et l’équipement des autoroutes et de leurs dépendances.

Elle se chargera aussi de l’entretien des autoroutes et des voies express, mais aussi la réalisation des infrastructures et équipements destinés à l’exploitation des autoroutes à péage.

Les premiers postes de péage devraient être livrés à partir de 2017 au niveau de l’autoroute est-ouest, les usagers de cette voie devant s’acquitter d’une taxe calculée selon le nombre de kilomètres parcourus et l’immatriculation des véhicules.

L’ADA sera appelée à adopter les standards internationaux en matière d’organisation et gestion des autoroutes en vue d’améliorer son efficacité, selon le ministre qui a fait savoir que le ministère avait entamé en juillet dernier l’acquisition des moyens nécessaires à la gestion des voies express et leur maintenance.

Pour rappel, l’Agence nationale des autoroutes (ANA) créée en 1992 était chargée, au nom de l’Etat et pour son propre compte, de la supervision des infrastructures et de toutes les opérations liées à la réalisation du programme d’investissement relatif aux autoroutes outre la mise en oeuvre des études et travaux de contrôle et de suivi des projets.

Dans un souci de mise en oeuvre des plans et programmes d’exploitation et de maintenance du réseau national des autoroutes, des voies express et infrastructures routières, les autorités ont procédé à la création de l’Algérienne de gestion des autoroutes (AGA) en 2005.

Lors de sa réunion avec les responsables et cadres de l’ANA et l’AGA, le ministre a estimé nécessaire de "fixer des objectifs dans ce sens et de veiller à leur concrétisation".

Il a également préconisé la "révision des missions assignées aux travailleurs et ingénieurs des deux agences et l’amélioration de la performance des agents sur le terrain".

Le ministre a mis l’accent en outre sur l’importance d’"effectuer des études exhaustives et de mettre en place des plans d’action de suivi des projets en vue de les réceptionner à terme".

M. Ouali a relevé les lacunes enregistrées en matière de gestion de certaines missions assignées à l’ANA et à l’AGA, plaidant pour une "meilleure coordination entre les responsables pour faciliter la prise de décisions et leur application effective".

Le ministre a estimé nécessaire d’"insuffler une nouvelle dynamique au travail de la nouvelle entreprise basée sur la communication avec les citoyens pour faciliter leurs déplacements et leur insertion dans la bonne gestion des autoroutes grâce à la rapidité des informations relatives à la

situation des autoroutes via les médias audiovisuels nationaux et locaux et les réseaux sociaux.

M. Ouali a donné des instructions pour parachever les projets en cours et régler la situation financière des projets en suspens, rappelant que l’Algérie disposait actuellement près de 1200 km de routes en voie de réalisation et 2500 autres en voie d’étude.

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