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Fiat : La 214 Spyder fête ses 50 ans

Publié le mardi 15 novembre 2016 à 10:55, par Khaled A.

Le 3 novembre dernier, l’iconique Fiat 124 Spider fêtait ses 50 ans d’existence traversant cinq décennies depuis le siècle dernier jusqu’à ce jour avec une touche d’élégance et de sportivité.

Le 124 Sport Spider a été conçu pour les automobilistes en quête de performances exceptionnelles à un prix abordable : c’était une voiture sportive destinée à une large diffusion. La presse l’a qualifiée « d’événement moderne » et non pas seulement de simple nouveauté automobile. Le 124 Sport Spider était l’évolution de la 124 berline mais elle était aussi une véritable voiture de sport dont tout le monde tomba bientôt amoureux. Pour concevoir la voiture, Fiat avait fait appel à Pininfarina, partenaire de longue date du constructeur automobile et grand nom respecté dans le design automobile dans le monde entier.

Le 124 Sport Spider de 1966 : une légende automobile mondiale était née

Le modèle a repris la plupart de la mécanique de la Fiat berline mais a été conçu dès le départ avec quelques fonctionnalités typiquement sportives. Le nom de Pininfarina était en soi une garantie de conception et d’élégance intérieure et, dans son ensemble, le 124 Sport Spider se distinguait par la qualité de ses finitions, ses accessoires et ses couleurs. La voiture faisait 3,97 mètres de long et son style extérieur était moderne, sobre et bien proportionné.

Son aérodynamique était améliorée par l’aile arrière légèrement abaissée par rapport à l’aile avant. La face avant était plate et compacte avec deux phares légèrement concaves. La prise d’air présentait une forme hexagonale originale, tandis que les pare-chocs étaient saillants, enveloppants et exempts de butées. L’arrière était caractérisé par deux ailettes inclinées légèrement vers le haut formant une ligne de liaison concave avec le profil du coffre.

En bref, il exprimait le style le plus attrayant et les proportions de son époque : et se tenait sur le stand Fiat en novembre 1966 entouré de deux lauréates de concours de beauté et de l’actrice Marisa Solinas. La voiture avait une lunette arrière en vinyle et deux fenêtres latérales qui se rétractaient lorsque le toit se repliait. Les grandes surfaces vitrées assuraient une bonne visibilité dans toutes les directions.

L’aérodynamisme avait été adapté autant aux vitesses sur autoroute que pour la conduite urbaine. La conception des fenêtres et du pare-brise, comme les détails des poignées, des phares, des sièges et des couleurs, étaient tous été caractérisés par une recherche axée sur la praticité et l’élégance. Les intérieurs avaient également été conçus avec soin avec des sièges anatomiques, des garnitures en bois et un tableau de bord très complet : instruments incluant un compteur de vitesse, une jauge de pression d’huile, un thermomètre de liquide de refroidissement et un tachymètre électronique.

La version Spider conservait la transmissions aux roues arrière mais se distinguait fortement de la berline par le moteur 124 AC.000. C’était un bloc 4 cylindres en ligne avec alésage et course de 80 et 71,5 mm respectivement pour une cylindrée de 1 438 cm3. Il était également performant grâce à son double arbre à cames et aux soupapes en V. Il développait une puissance de 90 ch à 6 500 tr/min et atteignait une vitesse de pointe de 170 km/h. Il avait un carburateur vertical double-corps tandis qu’un double système de filtrage d’huile assurait une meilleure lubrification et une durée de vie plus longue.

D’autres caractéristiques plaçaient le modèle dans le segment des voitures de sport haut de gamme : boîte de vitesses à 5 rapports de série, pneumatiques radiaux et volant sport à deux branches.

Le style élégant, les performances du moteur, le comportement et la sécurité offerte par le modèle - provenant de quatre freins à disque avec servofrein à dépression et de la présence d’une barre Panhard pour une meilleure répartition de charge dans les virages - assurèrent le succès en termes de ventes et d’image dès les premiers mois.

Le prix du 124 Sport Spider était de 1 550 000 lires, environ un demi-million de plus que la berline. Les jantes en alliage « Cromodora » et le toit rigide étaient disponibles pour un supplément de 65 000 lires. Environ 25 000 unités de la première série ont été produites jusqu’en 1969.

Quelques ajustements pour vivre le rêve américain et le début de la deuxième série

La deuxième version proprement dite a été introduite en octobre 1969, de nouveau au Salon de l’Automobile de Turin, dans le cadre d’une restructuration globale de la gamme. Elle conservait le système de propulsion et ses sensations de conduite sportives typiques. Elle pouvait adopter tant le traditionnel moteur 1,4 litre que le nouveau bloc 1,6 litre. Ce dernier, également à quatre cylindres et à double arbre à cames, avait deux carburateurs verticaux double-corps : la cylindrée était portée à 1 608 cm3 et les performances étaient encore plus brillantes. Il délivrait 110 ch et atteignait la vitesse de pointe de 180 km/h.

Du point de vue du design, elle avait une nouvelle grille avec radiateur en nid d’abeille. La différence la plus évidente était la présence des deux bosselages sur le capot, nécessaires pour accueillir le moteur plus volumineux. Les blocs optiques arrière avaient été modifiés et un feu de recul ajouté. Les pneumatiques radiaux et la capote étanche complétaient l’équipement de série. Un toit rigide et des jantes en alliage léger étaient disponibles en option.

Le roadster a évolué tout en restant fidèle à lui-même, avec son design élégant signé Pininfarina. Son succès se confirme comme jamais : quelque 27 000 unités sont produites entre 1969 et 1972.

Les années 70 accueillent la troisième génération

Fiat a introduit une nouvelle génération de Spider en 1972 : le style était pratiquement inchangé mais des ajustements avaient été apportés au tableau de bord, comme le remplacement du tableau de bord chromé par un noir et l’ajout d’une horloge. Les modifications les plus importantes concernaient les moteurs : les deux moteurs « 1600 » et le nouveau « 1800 » de la Fiat 132 étaient montés sur le Fiat 124 Sport Spider. Plus en détails, il s’agissait de moteurs 4 cylindres en ligne, à double arbre à cames et soupapes en tête, alimenté par un carburateur double corps Weber 34 DMS ou Solex C34 EIES 5. La cylindrée était de 1 592 cm3 pour le « 1600 » et de 1 756 cm3 pour le « 1800 ». La puissance était de 108 et 118 ch avec des vitesses maximales de 180 et 185 km/h, respectivement.

Après 1972, on se souviendra également du modèle pour ses mémorables triomphes en rallye. La version Fiat 124 Abarth Rally destinée aux courses de Groupe 4 a été lancée la même année que la version homologuée pour la route. Comparée au modèle de production standard, la Fiat 124 Abarth Rally Groupe 4 bénéficiait d’un moteur plus puissant, d’un toit et d’un capot en fibre de verre, de portes en aluminium et d’une réduction de poids considérable. Mise au point par l’Abarth Racing Team, la voiture a fait ses débuts à la saison 1972 et a été engagée en compétition jusqu’en 1975.

La production du 124 Sport Spider a continué de juin 1974 jusqu’en 1982 pour l’exportation vers les États-Unis où le modèle était toujours aussi populaire. Le style est resté le même. Le seul changement concernait l’adoption de pare-chocs à absorption d’énergie, comme l’exigeaient les normes de sécurité américaines, et l’introduction d’un moteur 2 litres de 87 ch à partir de 1978.

En 1981, Pininfarina a présenté un nouveau modèle appelé « Spider Europa » au Salon de l’Automobile de Genève. L’apparence était restée la même mais il intégrait des mises à jour principalement axées sur la sécurité et le confort.

Sous le capot se trouvait un moteur à double arbres 4 cylindres de 1 995 cm3 qui délivrait 105 ch. le comportement routier était toujours excellent tandis que les consommations étaient en baisse. Le dernier développement est venu en 1983 avec le « Volumex » de 136 ch et le turbocompresseur volumétrique. Il a été conçu principalement pour le marché américain et a maintenu le succès du modèle avec plus de 200 000 unités vendues dans le monde entier, dont 75 % aux États-Unis.

Le nouveau 124 Spider revient sur les routes du monde

Les États-Unis ont toujours été le marché cible du Fiat 124 Sport Spider : ce n’est pas par hasard que le nouveau Fiat 124 Spider a été présenté au Salon de l’Automobile de Los Angeles l’année dernière.

Certes et contrairement à la précédente génération, cette mouture n’est pas du 100 % Fiat, mais elle n’a pas à rougir de ses origines puisque, pour rappel, elle emprunte la base de la Mazda MX-5, qui n’est pas la plus mauvaise de toute, bien au contraire !

Esthétiquement, les designers se sont attelés à faire oublier cette affiliation et à faire quelques clins d’œil à l’ancienne mouture afin de proposer un véhicule néo-rétro, comme c’est la tendance dans certains segments depuis un bon moment. Pour la première partie, la tâche a été difficile tant la version nippone dispose de traits et lignes distinctifs. D’ailleurs, sa silhouette et son allure générale la trahissent dès le premier coup d’œil. Par contre, les références à l’ancienne mouture sont bien là, essentiellement au niveau de la face, avec ce museau allongé et surtout le dessin des optiques ainsi que la partie qui les abrite.

Au niveau de l’habitacle, pas de doute, on est dans une Mazda MX-5. Dans ce volet, point d’effort ou de tentative pour camoufler ses origines, tout a été laissé en l’état, Fiat s’étant juste contenté de remplacer le... logo ! Certains diront tant mieux car l’intérieur de la nippone est vraiment pas mal, d’autre puristes et fans de la marque italienne crieront au scandale en arguant que ce n’est vraiment pas digne de Fiat.

La Fiat 124 Spider adopte le moteur 4 cylindres de 1,4 litre MultiAir turbo de 140 ch (103 kW) et 240 Nm de couple maximal disponible dès 2 250 tr/min. Ce moteur a conservé ses caractéristiques distinctives : 4 cylindres en ligne avec culasse en aluminium, alésage de 72 mm et course de 84 mm, pour une cylindrée totale de 1 368 cm3.

La Fiat 124 Spider affiche une vitesse maximale de 215 km/h et une accélération de 0 à 100 km/h en 7,5 secondes. Le Fiat 124 Spider est disponible avec une boîte de vitesses manuelle à six rapports à débattement court ou avec transmission automatique. La suspension et la direction sont conçues pour une excellente dynamique de conduite. À l’avant, le nouveau 124 Spider utilise un système de suspension à double triangulation et une architecture multi bras à l’arrière pour le contrôle total du véhicule en virage. Avec une assistance électrique à double pignon, la direction est douce et réactive.

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