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Industrie Automobile : L’incertitude est de retour

2 commentaires

Publié le mercredi 30 mai 2018 à 14:58, par Khaled A.

L’Industrie automobile en Algérie risque de connaître un véritable coup de frein avec la proposition de soumettre les collections « CKD » et « SKD » destinées aux industries de montage de véhicules à une TVA de 9%.

Naissante, l’industrie automobile algérienne pourrait marquer un arrêt important avec l’application de cette TVA, à taux réduit certs, et qui vient remettre en question tout un business-plan des constructeurs avec leurs partenaires algériens mais surtout sûrement asséner un coup dur à la crédibilité des lois algériennes et leurs stabilités.

Certes, la TVA n’influera pas sur les résultats de l’usine puisque c’est le pauvre consommateur qui la supporte (merci pour nous au passage....) mais les changements des lois ne sont pas là pour rassurer les constructeurs et encore moins les encourager à aller plus loin dans les investissements. Pire encore, comment ces mêmes constructeurs peuvent-ils convaincre leurs sous-traitants ou des sous-traitants locaux d’investir en Algérie alors qu’eux-mêmes ne peuvent assurer leurs propres avantages octroyés pourtant par le Conseil National d’Investissement et que la LFC-2018 risque de remettre en cause ?

Le texte explique cette proposition de l’assujettissement au taux réduit de la TVA "desdites collections par le fait que cette activité a connu depuis quelques années un essor et une évolution remarquables en termes de réalisation d’investissements publics et privés, ainsi qu’en partenariats et a commencé à asseoir un tissu industriel automobile devant répondre, en termes de rapport qualité/prix, à la demande nationale et, dans le futur, à l’exportation”. Pourtant, aucune des usines actives actuellement n’a bénéficié des 5 ans d’avantages comme prévu par les textes et encore, une partie ne compte pas plus d’une année d’activité alors que d’autres ne sont pas encore en activités. Par ailleurs, le texte précise que “les objectifs tracés par les pouvoirs publics en faveur des industries de montage automobile ont été atteints, particulièrement avec l’émergence de la sous-traitance dans ce domaine” alors que la meilleure des usines n’atteint pas les 30% et que la loi implique un taux de 15% au bout de 3 ans y compris les employés. Des sous-traitants qu’on peut compter sur le doigt d’une main, deux si on est large...

L’incertitude est ainsi de retour sur l’industrie automobile et le seul point clair et sans ambiguïté est celle d’un nouveau saignement des poches du citoyen lambda que nous sommes.

Vos commentaires

  • ]Le 3 juin à 07:51[, par YOUGOURTHEN

    Dans tout cet article (merci pour l’article) y a un moment qui me dérange : industrie

    Industrie automobile ou montage automobile ? Car pour le moment, je ne vois aucune industrie auto chez nous

  • ]Le 4 juin à 00:31[, par Khaled A.

    Saha ftorek Youg,

    Ben l’assemblage et/ou le montage c’est également de l’industrie, primaire mais de l’industrie quand même, surtout pour un pays qui perdu la notion d’ouvrier d’usine, pour ne pas dire d’usine tout court.

    On rêve tous, moi le premier, d’emboutissage, de ferrage, peinture, de sous-traitants de renommés et on espère que cela viendra et cela ne peut se faire qu’avec une stabilité des lois pour que les industriels puissent se projeter sur le long terme comme écrit.

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