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Industrie automobile : L’importation des véhicules en kits génère des surcoûts de 5% (Mokhtar Chahboub)

2 commentaires

Publié le lundi 10 avril 2017 à 10:22, par Radio Algérie

L’importation des véhicules en kits (SKD) génère des surcoûts de 5 à 6% a révélé, ce dimanche, Mokhtar Chahboub, expert en industrie automobile et ex-PDG de la SNVI (Société nationale des véhicules industriels - Ec-Sonacom) sur les ondes de la radio Chaine 3.

Ce surcoût, ajouté aux différentes taxes indexées ces dernières années, contribue, dit-il, à la hausse des prix des véhicules proposés à la vente. « Chez les grands constructeurs, le processus de production d’un véhicule est très automatisé. Dès lors qu’on leur demande de prélever des volumes pas très significatifs, c’est des surcoûts qui sont générés » a expliqué M. Chahboub qui s’exprimait dans l’émission Invité de la rédaction.

Pour celui-ci, cette phase d’importation de véhicules en kits est « un passage obligé ». Cependant, insiste-t-il, elle ne doit pas durer plus longtemps, rappelant, au passage, que le cahiers des charges oblige les concessionnaires à atteindre un taux d’intégration de 15% à la fin de 3ème année de production et de 40% à la 5ème année. Car, « au-delà de ces délais, souligne-t-il, s’il n’y a plus pas de taux d’intégration, ça sera alors des véhicules non rentables qui seront produits en Algérie ».

L’objectif d’atteindre un taux d’intégration de 40% est réalisables, selon M. Chahboub qui cite l’exemple de la SNVI qui intègre dans ses véhicules 55% des pièces produites localement. Pour parvenir à un tel niveau, l’expert recommande de faire appel aux sociétés de sous-traitance existant. Il cite, à ce propos, les entreprises locales spécialisées dans la fabrication des pièces automobiles à l’exemple des batteries, des faisceaux électriques, du vitrage et autres silencieux d’échappements « en manque de marché ».

« Selon cet expert, il faut fédérer ces entreprises de sous-traitance en ler apportant le soutien qui puisse leur permettre de se mettre à niveau et devenir compétitives.

Toujours à ce propos, l’invité de la Chaine 3, suggère « d’inciter, au travers des constructeurs, les équipementiers à s’installer en Algérie et à y développer des partenariats ans le domaine. Selon les indications de cet expert, plus de 65% des pièces automobiles sont fabriquées par ces équipementiers.

Vos commentaires

  • ]Le 10 avril à 12:29[, par Touka

    Mokhtar Chahboub a aussi précisé qu’il faudrait une marché d’environ 300 000 véhicules produit par an pour encourager les sous traitants du secteur, ceux qui produisent donc 65% des pièces nécessaire à l’assemblage définitif, à venir s’installer en Algérie.
    Car en effet les constructeurs fabriquent très peu des composants des véhicules produits.
    Ils assemblent des pièces fournis par les sous traitants afin de diminuer les coût !
    D’où l’intérêt de l’usine Peugeot qui a pour projet de ramener avec elle ses sous traitants et ainsi développer un vrai tissus industrielle.

  • ]Le 15 avril à 18:17[, par YOUGOURTHEN

    Toi, tu vas te faire beaucoup "d’amis" du côté d’El-Mouradia

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