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Subaru Impreza 2.0 GX : Funambulisme sur route

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vendredi 3 juin 2005, par Mohamed Amine MERIEM

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Subaru, ce constructeur discret, n’a jamais cessé d’impressionner les mordus de mécanique et de technologie, sa réputation se faisait dans des cercles fermés jusqu’à ce que cet outsider remporte trois championnats WRC, grâce à sa diabolique Impreza, dotée d’un moteur à plat et d’une transmission intégrale. Subaru est depuis sous les feux des projecteurs, et est devenu une référence en matière de performances, mais aussi de rendement. Autre particularité de la marque, c’est que tous ses véhicules sont équipés de transmission intégrale (même la toute petite Justy) et de moteurs à plat 4 et 6 cylindres aux performances époustouflantes (4 cylindres en ligne pour la Justy).

Nous avons eu pour quelques jours la version « civile » de la Subaru Impreza, la GX 2.0 à tester ; dotée d’un moteur 2.0l atmosphérique de 125ch . nous vous livrons nos impressions.

Extérieur :

Le nouveau design de l’Impreza est tranchant, tranchant de la sobriété de son aînée des années 90, mais surtout tranchant du controversé look rondouillet « bizarre » de la version 2000, qui d’ailleurs a très vite été oublié.

L’impreza arbore un look sobre certes, mais les optiques à l’avant, dans l’air du temps, lui confèrent une caractère agressif. L’arrière quant à lui est plus classique et plus dépouillé, le « petit » becquet (petit, comparé à celui de la STI) est là pour rappeler que la version GX 2.0 reste une descendante de la race des bolides. La sportivité se dégage aussi de par les jantes en alliage ainsi que de par sa ligne aérodynamique. Aussi, le capot creusé au milieu laisse deviner la place réservée à la prise d’air de l’échangeur air-air sur la version STI.

La qualité d’assemblage et de finition est impeccable, capot, portes et éléments de carrosserie sont très bien alignés ; du fait de l’absence du cadre des vitres sur les portières, caractéristique de tous les modèles Subaru, les joints des portes reçoivent un traitement particulier afin d’assurer l’étanchéité et d’améliorer l’insonorisation, ils présentent une double épaisseur et sont faits en un matériau souple afin de ne pas gêner la fermeture des portes.

Intérieur :

Subaru a fini sa mue ; par le passé, le constructeur péchait par le fait que toute son attention portait sur le comportement routier et la motorisation et occultait la finition et la qualité des matériaux utilisés ; depuis deux ans, une attention particulière est accordée aux intérieurs, c’est le cas de l’Impreza 2.0 GX.

La sobriété est le maître mot à l’intérieur où gris foncé et noir sont dominants, planche de bord, sièges, garniture des portes etc., une touche de plastiques gris clair métallisé sur la console, sur le volant ainsi que sur les portières donne un aspect futuriste à l’ensemble. La qualité des matériaux est très bonne ; la finition et l’assemblage sont irréprochables, à grande vitesse (200km/h), l’habitacle fait preuve de silence, les vibrations et les craquements des plastiques et des joints qu’on retrouve dans beaucoup d’autres véhicules sont totalement absents.

Les sièges baquets offrent une assise stable et permettent une très bonne tenue en courbes ; le dessin est quant à lui inhabituel, un réglage aux lombaires aurait permis de compenser la sensation de vide en bas du dos que procurent ces sièges, mais on finit par s’y habituer, d’autant plus qu’après 400km parcourus, on n’a pas ressenti de fatigue, bien au contraire, on était pressés de replonger dedans. Les sièges sont à commandes électriques (avance, recul, inclinaison et hauteur),

L’arrière, c’est l’arrière d’une berline moyenne, on est à l’aise quand il n y a pas un géant assis à l’avant, sinon on l’est un peu moins ; toujours est-il que l’Impreza offre un espace dans les normes du segment.

Equipements

L’Impreza est dotée d’un équipement décent par rapport aux autres véhicules du même segment : direction assistée, double airbag, vitres électriques, rétroviseurs électriques, climatisation automatique, chargeur 6 CD, volant réglable en hauteur, sièges électriques, toit ouvrant, jantes en alu, ainsi que de l’ABS (normal sur un véhicule de 125ch). On aurait souhaité voir plus d’airbags et un ordinateur de bord. Petite tare, il n y à pas de possibilité de désactiver l’airbag passager, les bébés ne peuvent donc être installés qu’à l’arrière, où les concepteurs de l’Impreza ont prévu des attaches sur le siège qui permettent de fixer un siège.

Le petit plus : L’Impreza est équipée d’un système anti-recul lors du démarrage en côte, cet ingénieux système évite que le véhicule recule lorsque on s’apprête à faire un démarrage en côte ; pour peu que l’on passe la 1ère et que la pédale d’embrayage reste enfoncée, le véhicule est immobilisé même en lâchant le frein et le frein à main, magique et tellement utile dans les routes qui mènent vers les hauteurs d’Alger.

Motorisation

Le moteur de l’Impreza 2.0 GX est un quatre cylindres à plat atmosphérique de 125ch et développant un couple de 184 Nm, il est associé à une boîte manuelle 5 rapports.

Le moteur à plat de par sa conception confère à la voiture plus de stabilité car il abaisse le centre de gravité et aligne la transmission, aussi son caractère symétrique fait de lui un moteur équilibré et lui donne une sonorité particulière ; le moteur est presque inaudible au ralenti mais produit une sonorité harmonieuse et agréable quand on monte dans les tours. Capot ouvert, le moteur ne vibre presque pas au ralenti, du fait de l’équilibre des forces résultant de sa position, mais surtout des courses opposées des pistons engendrant des forces qui s’annulent ; en accélérant, le moteur reste équilibré et les vibration sont à peine perceptibles ; la disposition de ce dernier est atypique, le bloc moteur est au dessous de tout le reste, tout est facilement accessible pour l’entretien, tout ou presque, car accéder aux bougies est un véritable casse-tête de par leur emplacement latéral du à la position du moteur. La vue du moteur de l’Impreza donne un aperçu sur le niveau de maîtrise du constructeur, un moteur atypique basé sur une technologie que seul a su Subaru intégrer sur des véhicules de série.

Transmission

Autre spécificité de l’Impreza : la transmission, et c’est là que Subaru fait fort ; une transmission intégrale symétrique permanente équipe l’Impreza, le couple est réparti de manière équitable sur les quatre roues ; les principaux composants, du moteur à la transmission, de la boîte de transfert à l’arbre de transmission et au différentiel arrière, sont disposés en ligne droite, sans déport ni déviation, dans un agencement symétrique ; cette configuration élimine les forces parasites et apporte les avantages d’un équilibre neutre pour une répartition de poids idéale entre l’avant et l’arrière et les côtés gauche et droit. Ce n’est pas que de la théorie, cet équilibre se confirme lors de l’essai pratique, l’Impreza est un véritable funambule de la route.

Comportement routier :

Durant notre essai qui a duré 48 heures, pendant lesquelles nous avons parcouru près de 800 km, nous avons pu constater la qualité du comportement routier de la voiture ; en ligne droite la voiture est stable et donne l’impression de coller à la route au fur et à mesure qu’on accélère ; en courbe, l’Impreza fait preuve d’un comportement surprenant, les virages de la rocade sud sont abordés avec aisance, l’Impreza vire à plat et ne quitte pas la voie d’autoroute, même à 190 km/h les courbes sont franchis sans couacs, et sans grande tension ; l’équilibre général de la voiture obtenu grâce à la transmission intégrale symétrique associée à une suspension très bien étudiée apporte à ses occupants une stabilité impressionnante, les tangages dus à la force centrifuge sont minimes, de quoi dérégler les oreilles internes des personnes habituées aux vacillements en courbe (y’en à même qui ont eu le vertige, tellement la voiture était stable !!!) ; Même si les 125 chevaux sous le capot de cette Impreza n’en font pas un bolide, il n’en demeure pas moins que les performances sont au rendez-vous ; des accélérations à vous faire coller au siège, une excellente reprise à partir de 1500tr/min en 5ème et des dépassements fulgurants et précis, grâce notamment à la précision de la direction et à la stabilité de la voiture, le tout dans un habitacle agrémenté de la belle sonorité du moteur à plat. Autre lieu, autre configuration : la route sinueuse qui mène au tombeau de la chrétienne à Sidi Rached ; une côte de 3 km que nous avons gravi sans peine, et à près de 110km/h, sans que l’Impreza ne dévie de sa trajectoire ; les virages sont abordés l’un après l’autre en toute sérénité et à aucun moment nous avons eu l’impression de prendre des risques, tellement on se sent en sécurité dans cette voiture. Le freinage de l’Impreza est efficace et la voiture reste en équilibre même lors de freinage d’urgence ; dans toutes les configurations, l’Impreza s’est arrêtée sans soucis ; même si il manque un peu de mordant, obligeant le conducteur a appuyer un peu plus fort sur la pédale. Subaru a donc corrigé le tir, car les versions antérieures souffraient d’un freinage souvent critiqué par les spécialistes.

En ville :

L’Impreza se montre très agile en ville, le rayon de braquage de 5,2m, la transmission intégrale aidant, lui confèrent une grande maniabilité. La visibilité est bonne, même si le rétroviseur central est un peu petit ; les rétroviseurs latéraux quant à eux sont de bonne taille et offrent une vision correcte sur les deux cotés. Le demi-tour dans une rue de largeur moyenne se fait en deux ou trois manoeuvres, un détecteur d’obstacle en marche arrière aurait quand même été d’une grande utilité.

Conduite de nuit :

L’éclairage de l’Impreza est de bonne qualité, les feux de croisement sont réglables en hauteur, pratique dans les départementales non éclairées.

Consommation :

Après 800 km parcourus, force était de constater que la consommation de l’Impreza était raisonnable ; nous avons souvent roulé au dessus des 4500tr/min, avec des pointes à près de 6.000 tr/min, nous avons sillonné Alger, ses montés, ses embouteillages, ses autoroutes, climatisation en marche, la consommation moyenne était autour de 12,8 litres aux 100 ; au vu des performances du véhicule, de sa transmission intégrale, de son poids ou tout simplement de sa cylindrée, cette consommation reste raisonnable et dans la moyenne, parfois même en dessous de certains 2.0 qui vont jusqu’à 15 l/100. Avec un peu de rétention du pied droit et en conduisant dans des plages de régime raisonnables, en ne se laissant pas tenter par les performances de la voiture, cette valeur peut être baissée en sacrifiant un peu de sensations mais sans rien céder au plaisir engendré par le comportement de l’Impreza sur route. Seul hic, la capacité du réservoir (50 l) qui obligera à des arrêts fréquents à la station.

Conclusion :

Conduire un véhicule équipé d’une transmission intégrale est une expérience particulière, d’autant que les voitures qui y sont équipées sont rares en Algérie. Subaru, pionnier en la matière et référence incontestée dans le domaine, démontre avec l’Impreza, qu’il reste le seul constructeur qui sache faire un véhicule équipé d’une transmission intégrale aussi performant et d’une aussi bonne qualité, à ce prix ; il faut quand même compter 2.100.000,00 DA TTC pour pouvoir profiter de cette perle ; cher ? non, car l’Impreza reste une voiture pas comme les autres, une voiture qu’on achète pour le plaisir de posséder un véhicule, qui sans être voyant, reste un véritable concentré de technologie et une source intarissable du plaisir d’être derrière un volant.

Vos commentaires

  • Le 6 décembre 2006 à 12:10, par salim

    eh Amine que fait encore le sicta sur ton site ?
    mais j’aime bien ton article sur subaru (bien qu’il date de juin)l’itinéraire d’essai me parait aussi sympa. bonne continuation.

  • Le 19 novembre 2007 à 16:38, par ?

    moi c mohamed j’adore tro la STI..pour quoi l’impreza de l’algerie elle est pa come de l’europe.l’impreza de l’europe 100k/h dans 5 secend é de l’algerie dan 8 secend....vitesse max 250k/h é de l’algerie a200k/h...il faut la subaru algerien elle doit etre come l’europenne ou bien japonaise c’est mieux...merci

  • Le 19 novembre 2007 à 20:31, par ?

    Si Mohamed ; où comptez vous atteindre les 250 Km/h ???

    Sur la rocade sud ? La cote ? le S de Ben Aknoun ? Les Grands vents de Dély Brahim ?

    Je voudrai avoir une statistique des propriétaires de Golf à 6 vitesse : Combien de fois l’avez vous passé dans votre vie ???

    La réalité du marché/terrain algeriens est ce qu’elle est, alors cessons de penser à l’impensable, voir à l’absurde ...

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