La fin de l’année approche, il était temps de trouver une nouvelle lunette arrière sur laquelle sera apposée la nouvelle étiquette de la voiture de l’année, celle de 2007. La Clio termine donc son année et cède sa couronne à une remplaçante de taille ; pour cette année 2007, la voiture élue est un monospace assez atypique, le Ford S-Max, issu d’une étude marketing osée de Ford of Europe et qui a débouché sur un concept nouveau, le monospace sportif.

Présenté au public pour la première fois au salon de Genève au mois de mars dernier, S-Max est le fruit d’une étude particulière de Ford of Europe. C’est une voiture qu’on pourrait qualifier, sans trop se tromper, de turbo-papamobile par excellence ; une voiture destinée aux papas modernes, rien à voir avec le cube translucide blindé avec un avant de Mercedes classe G qui avait longtemps servi au transport de l’avant-dernier pape du Vatican, ni avec les dernières offrandes germaniques sur quatre roues qu’a reçues le pape actuel, Benoît XVI, qui a la double réputation d’adorateur de belles caisses et de "rapprocheur" maladroit des civilisations.
Si le S-Max ne résout pas les clivages de civilisations, il en résout tout de même ceux liés aux conflits de générations et ce en s’appropriant une niche délaissée par les autres constructeurs, celle du monospace de loisir sportif. Imaginons un peu un foyer paisible qui vient d’accueillir son troisième ou son quatrième enfant, où le jeune papa habitué à sa berline survitaminée se retrouve obligé, pour des considérations volumétriques, de la troquer contre un monospace. Si le monospace est apprécié pour ses qualités d’espace, de volume de chargement et de modularité, il traîne généralement la réputation d’être trop lourd et trop poussif. Le S-Max comble justement ce creux tout en gardant les qualités intrinsèques de ses frères surdimensionnés, il se situe à mi-chemin entre une berline et un monospace, et ce n’est pas un break.
Présentant des qualités dynamiques dignes d’une berline et une modularité d’un monospace, le S-Max permettra aux papas qui ne voudront pas sacrifier le plaisir de conduite pour les décimètres cubes gagnés de trouver leurs comptes. Pendant que dans le showroom, la maman et les enfants s’amuseront à déplier les tablettes et à rabattre les sièges, le papa pourra ajouter sous le capot, en catimini, le moteur 2.5 duratec turbo essence de 220ch qu’on retrouve sur la Focus ST à la liste des options du S-Max, ainsi tout le monde aura pour son compte et les conflits seront évités.
Au-delà de cet aspect Crossover, le S-Max inaugure la nouvelle orientation stylistique chez Ford. Timidement inaugurée sur le Galaxy en novembre 2005, S-Max creuse un petit plus dans le sens de cette tendance. Son design revendique beaucoup d’éléments de cette nouvelle orientation, baptisée Kinetic Design (design cinétique). S-Max fait un petit peu le pont entre cette dernière et le New Edge design, ancienne identité de la marque inaugurée sur la Ford Ka. Le design du S-Max lui confère un dynamisme peu habituel dans un segment plutôt conservateur et aseptisé. Si l’on retrouve très peu d’éléments hérités de l’ancienne identité, l’empreinte de l’Iosis est quant à elle bien visible ; les feux arrière, les lignes latérales, les flancs travaillés et les passages de roues saillants en sont largement inspirés. Ce design est censé se généraliser sur l’ensemble de la gamme, la Mondéo récemment dévoilée à Paris en portait très ostensiblement les gènes, les futures Fiesta et Focus les porteront aussi.
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Sous le Capot de son S-Max, Ford propose quatre motorisations, deux en essence et deux en diesel. Les adeptes du mazout pourront choisir entre le 1.8 tdci de 125ch et 2.0 tdci de 140ch, l’alternative essence se présente entre le 2.0 atmosphérique de 140cv et le cinq cylindres turbo de 2500cc d’origine Volvo qui se loge sous le capot de la démoniaque Focus ST.
A l’intérieur, Ford S-Max est doté du nouveau système de repliage à plat (FFS) qui permet de passer de 2 à 5 ou 7 places sans enlever les sièges, son habitacle reçoit 26 espaces de rangement, un nouveau coussin gonflable de sécurité genoux pour le conducteur, un GPS avec écran tactile et un plancher de chargement coulissant sur la version 5 places.
Dès sa commercialisation, le S-Max a fait carton plein ; 50% des objectifs annuels ont été atteints après 3 mois du début de sa commercialisation, 90% des clients le commandent en finition haut de gamme Titanium (bonjour la marge bénéficiaire) et 50% sont livrés avec le moteur 2.0tdci de 140cv. les clients S-MAX privilégient les options de technologie et de confort telles que le système de navigation à écran tactile, la compatibilité Bluetooth® et le toit panoramique. La configuration 7 places représente quant à elle une commande sur deux.
Ford a donc clairement scindé sa clientèle monospace en deux tranches, les clients désireux d’acquérir un monospace typique pourront acquérir le Galaxy, les autres, ceux qui préfèrent les berlines mais n’ont d’autre choix que le monospace pourront se tourner vers le S-Max.
Voici une vidéo de nos amis du blogauto qui nous ont accordé l’utilisation, réalisé par Christophe Labédan, qui a vu le S-Max de très près
S-Max en Video :
Source vidéo (grand merci à Christophe) :

Les véhicules qui ont remporté le trophée de voiture de l’année depuis sa création, en 1964. 1964 : Rover 2000
1965 : Austin 1800
1966 : Renault 16
1967 : Fiat 124
1968 : NSU Ro 80
1969 : Peugeot 504
1970 : Fiat 128
1971 : Citroën GS
1972 : Fiat 127
1973 : Audi 80
1974 : Mercedes 450S
1975 : Citroën CX
1976 : Simca 1307-1308
1977 : Rover 3500
1978 : Porsche 928
1979 : Simca Chrysler Horizon
1980 : Lancia Delta
1981 : Ford Escort
1982 : Renault 9
1983 : Audi 100
1984 : Fiat Uno
1985 : Opel Kadett
1986 : Ford Scorpio
1987 : Opel Omega
1988 : Peugeot 405
1989 : Fiat Tipo
1990 : Citroën XM
1991 : Renault Clio
1992 : Volkswagen Golf
1993 : Nissan Micra
1994 : Ford Mondeo
1995 : Fiat Punto
1996 : Fiat Bravo/brava
1997 : Renalut Mégane Scénic
1998 : Alfa Romeo 156
1999 : Ford Focus
2000 : Toyota Yaris
2001 : Alfa Romeo 147
2002 : Peugeot 307
2003 : Renault Mégane
2004 : Fiat Panda
2005 : Toyota prius
2006 : Renault Clio III








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