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Salon Automobile d’Alger 2016 : Fin d’une édition « spécifique »

2 commentaires

Publié le dimanche 27 mars 2016 à 00:20, par Khaled A.

La 19ème édition du Salon de l’automobile d’Alger a fermé ses portes après une dizaine de jours teintée de déceptions aussi bien chez les concessionnaires que chez les clients potentiels.

C’est à une édition spécifique que les présents au Salon de l’automobile d’Alger, qui vient de fermer ses portes, ont eu droit avec une absence quasi totale des ventes. Le salon aura fait illusion durant deux jours, jeudi 17 et vendredi 18, le temps que l’information de l’absence des ventes ne fasse le tour du pays.

Il fallait y être pour voir le désarroi des potentiels acheteurs devant la réponse des commerciaux des différentes marques présentes à cette édition. Certains commerciaux ont même été pris en grippe par les « acheteurs », ces derniers pensant que les unités disponibles étaient sciemment réservées aux amis et autres revendeurs. Et si chez certaines marques aucun modèle n’était ouvert à la commande, chez d’autres, seuls quelques modèles pouvaient l’être mais avec des délais différents allant généralement de 45 jours à 9 mois ! Une facette qui aura découragé la majorité des acheteurs potentiels et qui, relais aidant, allait refroidir les plus optimistes.

D’habitude pris dans la tourmente de la vente et d’une affluence frôlant celles des grands salons mondiaux, soulevant même l’admiration et l’étonnement de nos confrères de Turbo lors de leur visite en 2013, le salon d’Alger 2016 a surtout permis à une autre facette de s’exprimer. Un autre salon fait d’animations multiples mais surtout d’une catégorie de visiteurs à majorité amateur d’automobile et férue des belles berlines qui profitaient du flux minime pour prendre le temps nécessaire pour découvrir les voitures présentes et les décortiquer dans les moindres facettes.

Et si ce plaisir et cette joie se lisaient sur les visages des visiteurs post-premier week-end, ceux des cadres des différents concessionnaires l’étaient beaucoup moins et qui, au-delà du manque de ventes durant cette édition, craignent des lendemains incertains devant l’absence des licences mais surtout du quota alloué à chacun d’entre eux. Des quotas qui pourraient signer la fin de l’aventure pour un bon nombre d’agents dans différentes wilayas, sans compter des marques qui pourraient définitivement disparaître, faute d’un quota suffisant pour garder rentable et faire vivre le représentant et le minimum d’agents nécessaires pour répondre aux attentes des propriétaires et des acheteurs.

Ce salon marque un tournant et prouve par son déroulement si spécifique que le paysage du secteur automobile algérien est appelé à subir une mutation qui ne fera que s’accentuer avec l’entrée en production des différentes usines annoncées...

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Vos commentaires

  • ]Le 27 mars à 09:49[, par zorro

    Un "souk" à oublier en attendant l’année prochaine incha allah , quelque soit l’issue du salon : je tient à remercier toute l’équipe autoalgerie pour ses reportages bien fournit en photos, et tout les commentaires édifiant ,sur l’avenir de l’automobile chez nous.Merci les gars ,du bon boulot ,sans flatterie aucune.

  • ]Le 27 mars à 12:43[, par nb

    Un vrai plaisir cette année, même si il manque bcp de marque importante , même les hôtesses et les stewards était souriant , pas comme les autres années , j’ai bcp aimé le C4 cactus , la nouvelle I20, et le Creta pour resté raisonnable :D

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