Accueil du site > Actualité > Actualité > Bien armé pour bousculer la hiérarchie

Essai Skoda Karoq 2.0 TDI 150ch DSG7 4X4 : Bien armé pour bousculer la hiérarchie

2 commentaires

Publié le jeudi 26 octobre 2017 à 17:14, par Khaled A.

De notre envoyé spécial, Khaled.A. Successeur du sympathique et décalé Yeti, le Skoda Karoq passe par l’inévitable étape des essais internationaux qui se déroulent actuellement en Sicile pour faire découvrir ses atouts en conditions réelles.

Cousin du Seat Ateca, le Skoda Karoq est un SUV qui mesure 4 382 mm de longueur, est large de 1 841 mm, haut de 1 605 mm et un empattement de 2 638 millimètres (version quatre roues motrices : 2 630 mm), des mensurations qui devraient, comme d’habitude chez Skoda, bénéficier aux passagers. Le compartiment à bagages a une capacité de 521 litres avec les sièges arrière en place. Avec les sièges arrière repliés, le volume augmente à 1 630 litres. En combinaison avec la banquette arrière optionnel VarioFlex, l’espace de chargement est variable et peut contenir entre 479 et 588 litres.

Les sièges peuvent également être complètement enlevés – et le SUV propose une capacité de chargement avec une valeur maximale de 1 810 litres. En parlant de coffre, la pédale virtuelle est disponible pour l’ouvrir lorsqu’on est chargé dans un esprit esprit "Simply Clever" qui ne peut faire faux-bond, le Karoq proposant également quelques accessoires facilitant la vie tels que le gratte-givre, le parapluie sous le siège , la lampe-torche, compartiment de rangement veste ,porte-billet, ouverture facile de la bouteille à une main dans le porte-gobelets multifonctions avant et autre petite poubelle dans le bac de porte du passager.

Esthétiquement, le Karoq rompt totalement avec le design peu conventionnel du Yeti en s’appropriant le langage de son frère aîné Kodiaq, du moins sur la face avant avec ces double-optiques, qui peuvent être Full-Led et la grande calandre verticale. La partie arrière l’est moins avec un hayon adoptant une forme bombée tandis que les blocs optiques, les feux stop et l’éclairage de plaque bénéficient de la technologie LED. Les feux arrière génèrent la traditionnelle signature lumineuse en « C » de Skoda.

Riche en équipements... et ça fait jaser !

Le Skoda Karoq embarque une batterie d’équipements à l’image de la deuxième génération du kit d’infodivertissement modulaire du Groupe, les systèmes Columbus et Amundsen possède un Wi-fi hotspot avec en option le module LTE, il embarquera une gamme complète de systèmes d’assistance au conducteur. Les nouveaux systèmes de confort incluent l’assistant de stationnement, l’assistant de file et l’assistant de trafic. Blind Spot Detect, Front Assist avec protection prédictive pour les piétons et Emergency Assistant servent à accroître la sécurité. Notons que le Karoq peut remorquer jusqu’à deux tonnes et le nouvel assistant de remorque, rétractable électriquement, aide à manœuvrer plus facilement.

Des systèmes supplémentaires d’assistance au conducteur sont disponibles sur le Karoq tels que le régulateur de vitesse adaptatif, Blind Spot Detect et le Rear Traffic Alert, Front Assist, Traffic Jam Assist, Traffic Sign Recognition et autre Drive Alert, le tout permettant ainsi de garder la voiture à une distance sûre de la voiture qui précède, rendant plus facile pour le conducteur de changer et de rester dans sa voie, signaler les panneaux de signalisation importants et assister au stationnement. L’équipement du Karoq propose également deux autres innovations : le volant chauffant et les trois clés personnalisables. Dès que l’un des conducteurs du véhicule déverrouille le Karoq, ses réglages individuels sont sélectionnés. Ces réglages couvrent un spectre de fonctions très large : profil du conducteur, systèmes d’aide à la conduite, éclairage intérieur et extérieur, Climatronic, systèmes d’infodivertissement et sièges électriques notamment. En outre, les sièges avant et arrière disposent d’une fonction de chauffage. Si on ajoute à cela la dotation en Digital Cockpit, une première chez Skoda, on comprend on ne peut mieux la grogne du côté de Volkswagen.

Sur route, le confort avant tout

La prise en main du Skoda Karoq se fait à l’aéroport de Palerme et c’est à bord d’un finition Style animée d’un 2.0 TDI 150ch DSG7 4x4 que la première étape des essais aura lieu sur près de kilomètres au plein cœur de la Sicile. Passée la première déception de l’absence du Digital Cockpit, prévue pour la mi-2018, on s’installe rapidement pour mieux contempler une planche de bord dans la pure tradition du constructeur tchèque : dessin classique et sombre qui tranche avec le nombre d’équipements citées dont l’écran tactile de 9,2 pouces et qui le fera encore plus une fois doté du Digital Cockpit. Et si le bas de la planche de bord et les contre-portes sont en plastiques durs, ces derniers sont agréable aussi bien visuellement qu’au touché, tout comme le haut de la planche moussé.

Moteur en marche, les premiers kilomètres passent tranquillement sur une double-voie au bitume de bonne qualité et le Karoq se révèle agréable à bord, le sentiment d’espace que dégage un modèle Skoda n’’en est pas étranger, et l’habitabilité du Karoq ne déroge pas à la tradition (un espace aux genoux de 69 mm). Pour sa part, l’ergonomie est soignée et reste dans la lignée de ce qu’offre le Groupe Volkswagen. Petit détail, la présence du bouton d’ouverture du coffre dans la partie basse de … la portière, déroutant mais moins contraignante à trouver que la vieille tirette.

Le bitume de qualité de la double-voie laissera place au bout d’une vingtaine de kilomètres à des routes de campagne beaucoup plus dégradée et la succession de bosses, troues, raccords et gravillons que le Karoq passe sans encombre absorbant les aspérités de la route et faisant preuve d’un confort agréable malgré une suspension un peu ferme à faible vitesse. La succession de virage permet de relever une direction précise et bien calibrée, un bon maintien latérale de sièges à l’assise un bon courte mais aussi une petite tendance de prise de roulis, compensée par la présence de la transmission intégrale de type Haldex. Malgré l’absence d’une suspension pilotée, le Karoq s’est bien défendu sur ces routes algériennes....pardon siciliennes !

Une transmission intégrale et une boîte DSG, cette dernière allie douceur et rapidité, qui font que le Karoq affiche, dans cette configuration un poids de 1.600 kg que le 2.0 TDI 150 ch et 340 Nm de couple semble s’avérer être le bon compromis en offrant un agrément moteur intéressant à bas régime et de bonnes reprises sans se montrer trop envahissant en sonorité. Dotée du Dynamic Chassis Control, le Karoq permet de choisir entre trois modes de conduite : Confort, Standard et Sport, chaque mode influant sur différents paramètres de conduite. Avec les différents modes de conduite, le pilote peut modifier les caractéristiques de pilotage, le fonctionnement DSG et les réglages d’autres systèmes dans les modes Normal, Eco, Sport, Individuel et Neige. Les réglages individuels peuvent être sauvegardés sur la touche optionnelle personnalisable, et cela pour trois utilisateurs différents.

Le Karoq dispose également d’un mode Off-Road qui adapte la gestion de boîte et de différentiel pour améliorer la traction et faire face aux faibles conditions d’adhérence. Notons que pour ceux qui comptent utiliser le Karoq sur un terrain accidenté pourront bénéficier du package Rough-Road, qui protège contre les dommages mécaniques (ex : sur chemin cabossé ou sur gravier) et empêche la saleté (poussière, sable, boue) d’entrer dans le moteur ou dans les faisceaux de câbles. Le package Rough-Road se compose d’une plaque de protection du moteur, une protection des câbles, une protection de la ligne de freinage et d’un couvercle plastique en tant que protection supplémentaire.

Acte II : Style 1.6 TDI 115 chevaux

La seconde partie des essais nous offre la même finition du Karoq mais animée par le 1.6 TDI de 115 chevaux associé à une BVM6, une configuration qui devait nous mener vers un espace dédié à l’off-road. Devait car « mal menés » par le GPS qui ne faisait que nous faire tourner en rond, on aura au moins apprécié un moteur souple et onctueux, mais également et bizarrement une direction dégagent un sentiment d’imprécision autour du point milieu, un petit par-à-coup se faisant même sentir. La décision donc de le « malmener » sur des pistes au milieu des oliveraies et autres pistes qui regorgent dans cette région de Sciacca a été mise de côté, nous contentant de pistes rocailleuses pour rejoindre le bord de mer...comme on pourrait le faire dans de nombreuses régions de la côte algérienne.

Bilan

Pratique, soigné, confortable, accueillant et bien doté, le Skoda Karoq dispose d’atouts nécessaires pour plaire aux familles (et pas que) pour bousculer la hiérarchie au sein d’un segment ou la concurrence fait rage.

Portfolio

Vos commentaires

  • ]Le 31 octobre à 14:51[, par VeyronBugatti

    Après la lecture de l’essai, je l’apprécie mieux que le Tiguan !

  • ]Le 2 novembre à 14:09[, par YOUGOURTHEN

    Merci beaucoup pour ce reportage

Répondre à cet article