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Lucas Ordoñez (Vainqueur de la GT Academy 2008) : " Battez-vous pour votre rêve !"

Publié le lundi 18 juillet 2016 à 15:44, par Khaled A.

En marge du lancement officiel de la GT Academy pour l’Afrique du Nord, Lucas Ordoñez, vainqueur de la première édition de la GT Academy en 2008 et actuel pilote Nismo, Formule 3 Japon et SuperGT Japon, s’est prêté au jeu des questions-réponses pour revenir sur un rêve qui s’est transformé en réalité.

En 2008, Lucas Ordoñez faisait des études de commerce quand il a vu une publicité pour une nouvelle compétition appelée la "GT Academy". Depuis sa victoire en 2008, la GT Academy s’est ouverte au monde entier avec des compétitions en Europe, aux États-Unis, en Russie, au Proche-Orient, en Australie, en Inde, en Afrique du Sud et depuis deux ans en Afrique du Nord. Et c’est au lancement de cette seconde édition, à Marrakech, qu’il se confie à nos lecteurs.

Autoalgérie.com : Du virtuel au réel, comment est-ce cela possible et comment le vit-on ?

Lucas Ordoñez : Ben c’est vraiment un truc incroyable. Tout est parti d’une pub de la GT Academy alors que j’étais étudiant à l’époque. Nissan et Playstation était à la recherche de joueurs du monde virtuel pour faire de l’un d’eux un pilote professionnel. Je voyais en cela une occasion pour réaliser mon rêve, celui d’être un pilote professionnel, chose que je n’avais pas réussi à faire durant plusieurs années. Je n’étais pas le meilleur pilote virtuel mais j’ai fait les sacrifices nécessaires au quotidien et, à force de travailler, j’ai pu me qualifier à la finale nationale en Espagne, puis à l’européenne à Silverstone. Je me préparais aussi bien physiquement que mentalement à ces épreuves pour pouvoir gagner. La dernière étape fut très dure, car il n’était pas facile d’être au top durant cette période, mais la dernière journée m’a souri et l’épreuve de conduite a été presque parfaite.

Une victoire qui allait complétement chambouler votre vie, non ? Changer de pays, arrêter ses études, abandonner famille et amis ? A fortiori, ce ne fut pas dur à vivre car c’est ce qui pourrait aussi attendre le vainqueur de cette nouvelle édition…

C’est clair, ce fut dur car le changement est assez évident. Mais quand on rêve de devenir pilote on fait tout ce qui est possible pour y parvenir. J’ai déménagé en Angleterre pour quelques mois puis je suis allé au Japon, où j’ai dû m’habituer à tout. Mais je ne peux pas me plaindre car piloter de telles voitures et, qui plus est, pour un fabriquant comme Nissan est quelque chose d’unique. Il n’y a pas beaucoup de personnes qui peuvent se prévaloir d’avoir cette chance et il faut en profiter au maximum.

En parlant du Japon, vous courrez et en Formule 3, et en SuperGT, mais cela ne vous empêche pas, dans l’intervalle, de rejoindre la Team Nismo pour des courses d’Endurance en Europe aussi bien sur le Nürburgring qu’au SPA ou pour Le Mans... On gère comment cela, surtout avec le « Jet Lag » ?

Une folie j’avoue, beaucoup d’heures de vol en essayant de me reposer au maximum, arriver avec suffisamment de jours avant les courses. Ce fut une année de dingue. Chaque semaine, j’avais une course dans un continent différent engendrant un stress important, mais j’avoue également que cela ne m’a pas empêché de prendre du plaisir avec autant de compétitions à disputer.

Reste que le rêve de Lucas est de combiner toujours les deux ou uniquement de se concentrer sur l’endurance et viser Le Mans ?

Le Mans reste toujours mon rêve mais courir pour Nissan et faire partie de cette équipe est toujours ce rêve devenu réalité, et continuer à travailler sous ses couleurs reste mon objectif principal. Après, si SuperGT et DTM fusionnent (cela devrait se faire en 2017, NDLR) et qu’on puisse disposer d’une compétition mondiale, cela serait parfait. Mais d’ici là, je suis à la disposition de Nissan et je suis toujours ravi de courir là où on me le demande.

Avant le mot de la fin, une dernière question… Il vous est plus difficile d’améliorer le chrono sur Playstation ou sur circuit ?

(Eclats de rires). Si dans la vie on pouvait disposer de la fonction « restart » comme sur la Playstation, ça serait sympa. Mais bon, sur circuit, on a moins de temps et on ne peut prendre autant de risques !

Un dernier conseil pour les candidats de cette année ?

Je souhaite beaucoup de chance aux participants de la région Afrique du Nord et je les encourage à vivre jusqu’au bout leur rêve mais surtout à lutter pour le réaliser. Je les invite aussi à travailler durement car rien n’est gratuit dans cette vie et ce n’est qu’avec de l’abnégation qu’on peut réussir.

Merci Lucas, on se retrouve demain sur le circuit alors…

Haha ! Haha, je vais me régaler !

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