En effet, l’écurie McLaren accuse Renault « d’avoir enfreint les règles du sport en utilisant des secrets de sa monoplace » que Phil Mackereth aurait emporté avec lui après avoir quitté l’écurie anglaise où il travaillait les années précédentes. L’ancien ingénieur de McLaren serait arrivé chez Renault avec des schémas représentant certaines parties de la monoplace de Woking dont des détails sur le système de ravitaillement, d’assemblage des boîtes de vitesse, du contrôle hydraulique et les suspensions...
« Etre en possession de tels documents constitue une infraction à l’article 151c du code sportif international », souligne McLaren.
La FIA, qui a été saisie par l’écurie britannique, a convoqué ING Renault F1 pour le 6 décembre à Monaco lors de la tenue du conseil mondial de la FIA. Toutefois, l’écurie française réfute les accusations et affirme que « les informations ramenées par Phil Mackereth n’ont jamais été consultées. »
Flavio Briatore, qui affirme qu’il a suspendu Phil Mackereth après avoir mené une enquête. Il précisé au Times que « ses ingénieurs n’ont jamais tiré profit de ces dessins pour construire leur F1 ».
D’autres part dans un communiqué, Renault F1 a dénoncé « l’espion ». « Le 6 septembre 2007, il a été porté à notre attention qu’un ingénieur (Monsieur Phil Mackereth), qui avait rejoint l’écurie en septembre 2006 après avoir travaillé pour McLaren, avait emporté avec lui des informations étant la propriété de McLaren. Ces informations étaient stockées sur des disquettes et comprenaient des copies de dessins d’ingénierie McLaren ainsi que des fichiers techniques. Ces informations ont été, à la demande de Phil Mackereth, installées dans son dossier personnel sur le système Renault F1 Team. Cela a été fait sans l’accord d’aucun des responsables de l’écurie. »
Dans sa déclaration au Times, Briatore souligne que les responsables de l’écurie anglaise ont été invités à inspecter que les données n’ont pas été utilisées par Renault. « Nous étions d’accord pour qu’ils inspectent notre ordinateur. Nous voulions offrir à McLaren la possibilité de vérifier que ces données n’avaient eu aucun impact sur la conception de notre voiture, mais ils n’ont jamais saisi cette opportunité ».
En attendant la tenue conseil mondial de la FIA le 6e décembre, l’écurie au losange retrient son souffle et espère éviter une lourde sanction.
Pour rappel, dans l’affaire Ferrari-McLaren, l’écurie britannique a écopé d’une amende de 100 millions de dollars US et la défalcation de tous les points gagnés dans le championnat du monde constructeurs.
Il faut préciser que Renault a terminé troisième cette saison derrière Ferrari et BMW Sauber.