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Opel : 80 bougies pour le Kapitän

Publié le mardi 24 juillet 2018 à 16:37, par La rédaction

L’Opel Kapitän a débuté sa carrière en 1938 et elle est restée le fleuron de la marque pendant 42 ans et pour célébrer dignement cet anniversaire, 25 Kapitän en excellent état ont participé à un voyage anniversaire qui les ont menées depuis le siège d’Opel à Rüsselsheim jusqu’au Musée du chemin de fer de Darmstadt-Kranichstein.

Sur la route, le merveilleux concert à voix douce des six-cylindres des Kapitän s’est mélangé à des sonorités plus modernes : celles de trois Opel Insignia actuelles qui étaient venues féliciter leurs ancêtres, car il y a de la solidarité dans le haut-de-gamme. Fidèle à la tradition, la grande Opel est toujours fabriquée sur les chaînes de l’usine de Rüsselsheim. Un endroit où l’on peut vraiment dire : « Bon anniversaire Kapitän ! »

Il y a 80 ans : la naissance de l’Opel Kapitän

Un an après le lancement de l’Admiral, Opel développe sa gamme en s’intéressant à un nouveau format. S’inscrivant dans le segment supérieur des berlines familiales, l’Opel Kapitän se positionne à partir de 1938 entre la populaire Kadett et la bourgeoise Admiral à la magnifique inspiration art déco. Avec sa carrosserie monocoque tout acier et ses moteurs modernes, la Kapitän est proposée en limousine deux ou quatre portes, ainsi qu’en cabriolet quatre places. Elle assume sa modernité en innovant radicalement dans cette catégorie de véhicule. Elle se dote ainsi d’un 6 cylindres en ligne de 2,5 litres, 55 ch, avec soupapes en tête, qui va devenir la marque de fabrique de la grande Opel.

Il faut ensuite atteindre dix ans, 1948, pour que la première Kapitän d’après-guerre quitte l’usine de Rüsselsheim. Elle reprend le modèle original à l’exception de quelques détails. Avec son style évoquant les réalisations américaines et le confort de son six-cylindres, l’Opel Kapitän devient synonyme de progrès, de prospérité et de fiabilité pendant les années du miracle économique. Opel, c’est du solide ! Dans les années 1960, le top model de Rüsselsheim est l’une des six-cylindres plus vendues en Allemagne. Ce n’est qu’au printemps 1970 que la production de cette six-cylindres à succès prend fin avec le Kapitän B, pour laisser la place au nouveau trio du haut-de-gamme Opel composé des Kapitän, Admiral et Diplomat. La saga de la plus célèbre des grandes Opel arrive à son terme après 42 ans et 474.189 unités.

Avant-guerre : se démarquer par l’innovation

Quand elle arrive en 1938, l’Opel Kapitän intègre tout le savoir-faire technologique d’Adam Opel AG. Il s’agit tout aussi bien de la mécanique que de la construction de la carrosserie. La mise en place des lignes de production au siège de Rüsselsheim a coûté 10 millions de reichsmarks. Le bloc six cylindres en ligne de 2,5 litres, « moteur supercarré taillé pour l’autoroute » est doté de soupapes en tête actionnées par l’intermédiaire de poussoirs et culbuteurs, mais déjà entrainées par un arbre à cames monté sur engrenages Il délivre 55 ch et permet à la Kapitän d’atteindre une vitesse maximale de 126 km/h. Surtout, la Kapitän est le premier modèle de sa catégorie en Allemagne à disposer d’une carrosserie monocoque tout acier sans châssis – un principe de construction qui est encore d’actualité.

Elle se distingue aussi par sa suspension avant avec barre stabilisatrice, ses freins et ses amortisseurs hydrauliques, très en avance sur la technique que l’on rencontrait couramment en 1938. La ligne est elle aussi moderne, avec pour la première fois des phares hexagonaux intégrés dans les ailes avant, un capot monobloc « alligator » ouvrant vers le haut et un arrière fuyant dont le coffre était accessible depuis l’extérieur. L’Opel Kapitän était dans la mouvance stylistique des modèles américains.

« Une voiture d’inspiration internationale » : voilà comment Opel fait alors la promotion de sa familiale de luxe, offerte en limousine ou quatre portes ainsi qu’en cabriolet deux portes quatre places. Elle se vend aussi très bien à l’export. Lorsque la production cesse en raison de la guerre, Opel a produit en un peu moins de neuf mois 25.374 unités de la Kapitän, dont 4.563 versions décapotables et 248 châssis non carrossés. Parmi celles-ci, environ 13.000 ont été livrées à l’étranger.

Un nouveau départ : retour sur la voie du succès

Après-guerre, la production recommence à Rüsselsheim le 5 juillet 1946 et la Kapitän y est à nouveau construite à partir d’octobre 1948. La première commande d’importance est signée du gouvernement américain. A partir de 1949, Opel sert à nouveau les marchés export. 13.036 unités de la nouvelle Kapitän sont produites jusqu’au printemps 1950.

En mai 1950, le constructeur annonce des « nouveautés pour l’Opel Kapitän » : la Kapitän, désormais uniquement disponible en berline quatre portes, diffère du modèle d’avant-guerre grâce à un intérieur modernisé qui adopte un moderne levier de vitesse au volant, et des phares ronds. En 1951, la carrosserie de la Kapitän subit encore des changements : les lignes sont plus élancées, le coffre est plus grand et l’utilisation plus généreuse de chromes reflète l’esprit du temps et le début de la prospérité.

Le nouveau moteur six cylindres 58 ch s’affranchit de toute obligation de rodage. Il est également monté sur le camion Opel Blitz, auquel il donne un atout de taille sur le marché des utilitaires légers. La forme originale de la Kapitän est conservée jusqu’en 1953, jusqu’à ce que le modèle suivant (Kapitän 54) soit lancé avec plus de puissance et une forme ponton plus moderne.

Aujourd’hui : l’Insignia perpétue la tradition des grandes Opel

Avec la Kapitän, Opel s’est imposé sur le marché en proposant un modèle abordable, moderne, confortable et puissant. Le constructeur de Rüsselsheim reste aujourd’hui fidèle à ces principes. Dans les années 1950 et 60, la Kapitän a assumé le rôle d’un véritable haut-de-gamme ; aujourd’hui, ce rôle est dévolu à l’Opel Insignia.

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